PHILOSOPHIE
savants : systèmes de Ptolémée, de Copernic et de Tyclio-Brahé. Ce qu'il en dit, au point de vue de la science actuelle, est loin d'avoir une grande valeur, mais nous y trouvons des documents intéressants, de salutaires réflexions, et s'il ne dit pas comme Pascal : L'homme est un roseau..., il développe une pensée analogue qui n'a pas moins de grandeur et de justesse.
C'est l'étude de toutes les merveilles dont le monde est le théâtre qu'on ne peut laisser ignorer aux jeunes gens, dit Rollin. « On doit les instruire des autres matières qui se traitent en physique et qui occupent pour l'ordinaire une bonne partie de la seconde année de la Philosophie. Quand on en a négligé l'étude dans ce temps, continuc-t il, il est rare qu'on y revienne dans la suite. Au lieu de les négliger alors, il faudrait y pré[)arer de loin les jeunes gens en les leur montrant presque dès l'enfance mais de la manière qui convient à cet âge'. »
Avec le sentiment profond de tout ce qui intéresse l'éducation de la jeunesse, Ilollin, dans cette dernière phrase, recommande ce ([ue les programmes actuels renferment en fait d'enseignement [)ar les yeux et de notions pratiques usuelles, relativement à l'iiiduslrie, à la géologie, etc., mises à la portée des enfants. C'est encore une innovation dont la pensée première lui est due. Cette physi(iue, qu'il nomme piiysique des enfants, lui paraît bien i)lus ulile (|ue l'autre physicjue désignée dans son Traité sous le nom do physique scientifique, et ce qui prouve sa préférence c'est (jue, sur cent pages concernant la philosophie. I)rès de cinr{uante sont consacrées à une revue du règne vi'gélal, du règne animal et du règne minéral. Il s'arrête avec complaisanee aux merveilles qu'il rencontre, et les détails (|u'il en donne ne lui [)araissant pas eiuîore suffisants, il engage JahlK- Pluciie, son ami cl son coreligionnaire *, à ciunposeï- sur l'Iii^;toir(! naturelle un grand ouvrage ((ue l'alilx' puitiia smis le nnin de S/)i;rt(iclc de lu Natiifc et (jui eut un grand succès. Plusieurs