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2. Antoine l'inclie, ne à Heims en n'>S3, monrui on ITiW. .\iiri'<l avoir fté professeur de lllu'tori(inc a Uoims, il devint Priiieipal du coIlcK'e de Laon, «in'il fui forcé de (piiller à cause de ses opinions Jansénistes, (iosi alors <iuil composa, sur les conseils de Ilollin, les six volumes du Sii'cittcli' île la \/i/iiie où l'on trouve, en dehors de descriptions inslrui lives, des considérations pieuses sur la sagesse divine.
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Iraductions en fiiroiit faites en langues étrangères et l"auteur, plus soucieux que Rollin de ses intérêts matériels, en retira d'importants bénéfices.
« En résumé, dit Hollin en terminant, le grand et important service que la bonne philosopbic rend à l'homme, c'est de le disposer à recevoir avec docilité et respect tout ce que lui enseigne la révélation divine. Elle doit s'appliquer surtout à lui faire bien comprendre que devant Dieu tout doit se taire, la raison aussi bien que les sens, parce que rien n'est plus raisonnable que de n'écouter que lui, quand il parle : Ipsi de se Deo credcndum est '. »
Cette leçon s'adresse surtout aux incrédules qui abondaient au xvnr siècle. Pour eux, les mystères de la religion étaient autant do motifs pour la répudier, et n'ajouter foi qu'à ce qu'ils comprenaient; (( mais Dieu, leur dit Rollin, ne serait pas ce qu'il est, s'il n'était incompréhensible; et ses merveilles ne mériteraient plus ce nom, si l'intelligence humaine pouvait y atteindre ' ».
Dans ces lignes si simples et pourtant si éloquentes, Rollin atteint lui-même aux plus hautes considérations de la philosophie, tant ancienne que moderne.