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3. Nous avons des échantillons de ce discours familier au \\f siècle alors que le latin régnait en maître dans les collèges. " Noli crachare super me, dit un écolier à son camarade. — Ego Iransibo me de te. — Diabolus te possil inferre. •• (Desmaze, l'Université de Paris, p. 26.)
en les tenant dans une contrainte qui les empèciie de parler librement '. »
Mais de là à proscrire l'emploi du latin, il y a loin; et Rollin ajoute : « Il ne s'ensuit pas de tout ce que je viens de dire qu'on doive entièrement négliger le latin : en mille occasions il est d'un grand secours, quel(|ucfois même d'une nécessité absolue ^ » ; et il cite à ce sujet la Médecine, le Droit, la Théologie, la Philosophie, où tout était en latin : et c'était à bon droit. L'esprit humain était en voie de découvertes au xvii" siècle; les progrès dans toutes les branches des connaissances littéraires et scientifiques s'accentuaient, grâce aux communications ([ui avaient lieu entre savants des différentes nations, et c'était en latin ([ue Ijacon, Descartes, Hobbes, Spinoza, Leibniz, Bossuct. Féncloi), Pascal, correspondaient et discutaient.
Auraient ils pu le faire dans leurs langues maternelles? La plupart d'entre elles n'étaient pas encore formées; elles étaient inconnues en dehors de leur pays, tandis que le latin, languerégulière, connue, étudiée partout, était un intermédiaire facile entre toutes les nations de l'Europe, pour la théologie principalement et pour tout ce qui se rap[)ortait au dogme et aux communications émanant du siège de la religion catholique.
Le latin (Hait, et reste encore la seule langue usitée dans l'Eglise; de hardis novateurs ont essayé de l'en bannir, mais leurs essais n'ont pas réussi. C'est qu'il convient qu'une même langue liturgique s'adresse à tout le clergé dune même reli ginii. (|iii dès son origine a eu le latin comme interprète de ses lois et de ses dogmes.
Toutefois, en dehors de l'Eglise, cette même langue \\o suflit |)lus. Tout a changé; (]oii termes nouveaux aux(|uels se i)réle le g{''ni(' (le iioln^ langue s(int nécessaires pour rendre avec clarté '•e <|iie le laliu ne peu! ex'pi-inier (|ue fort iuiparfaitenienl à laiije (le pi'r'iphrases. Soumettons nous à ces conditions du pidgr('s, mais n'oublions pas les services rtMulus par le latin. Au wii si('cle, nos (■crivains les plus illu<lre> iieusaicnl cl ecrivaieiil en lalin. il y a\ail chez eux une (elle liabiliidc do celle langue (pfelle leui' élail plus familière (jue le fran(;ais.