TraiU-, t. I, p. 1G
conviennent parfaitement aux maîtres, qui doivent se rendre compte des règles grammaticales, ayant toutes leur raison d'être philosophique, mais les enfants y répugnent. Ce qu'il leur faut, c'est une méthode positive, i)rati(|ue, leur iiidi(|uant ({u'après telle sorte de verbes, tels adjectifs, il faut parler et écrire de telle ou telle manière; c'est la méthode que l'on suit en arithmétique.
(]'est ce qu'a fait Lhomond. La {)rcmi(Te partie de sa grammaire comprend les éléments simples, faciles, indispensables, que recommande Rollin, et lenfanty trouve, comme préambule à l'application des règles delà syntaxe, de petites phrases françaises à traduire en latin; ce sont de petits thèmes fort utiles (pie le bon Recteur n'aurait point désapprouvés si cette grammaire de Lhomond avait paru de son vivant (elle ne fut publiée qu'en 1770), mais il redoutait avant tout l'ennui de l'enfant se trouvant immédiatement aux prises avec les dillicultés grammaticales d'une langue qui lui ('[ail inconnue. C'est pounfuoi il « n'hésite pas à décider ((u'il l'aul. dès le commencement, presque absolument écarter les llicmcs (|ui ne sont propres, (lit il, (\n'h louriiH'iilcr Ic-^ ciifaiils par un tra\ail pt'nililc et peu utile, et à leur inspirer du dégoût i)our une étude (pii ne leur attire ordinaii'cmcnt, de la i^art des maîtres, (pi(^ d(\s réprimandes et (les cliàliinenls. ilnv les failles (|u'ils l'ont dans leurs tli('ines ('tant tri's fr(''(pientes et pres(pie iiK'vitaliles, les correc lions le d(>vieniieiit aussi; au lieu ([ue l'explication des auteurs cl la Iradiictioii, où ils ne pi'ndiiisenl rien d'eux mêmes, leur épargnent beaucoup de teinjis, de peine el de punitions ' ».
.Nous admellons (|ue de longs thi-mes inqiosés aux enfants d('s leur premii're aiiii(''e de latin ><onl [n'iiibles et leur iiis|iirent du (h'goùl, mais iM-dnits ;i île peliles [tlirases. cnninie nous le disons plus liaiil, ilssdiil une in lroducti(Mi iialurellecl facile à la cnniposilidu latine, (pii ('tail un des buis de renseignement dans l'ancienne I 'ni\ cr^ili'. lU pennetl(>nl siirlnnl à r(''l(''Ve de se rendre (•(miple de la cniisl laiclion di's phia-C'^ qu'il lit et traduit dans les [»elits livres en texte latin tels (pu* : ICpitaiiit' liisl(iri;i' siic):i\ /)/• riris i/li(sl/ihiis, Srircl.r r iirufitiiis sirli>lnri/nts liisl(iri;i\ compos(''s expivs [idur lui par Llioiuond suivaid