Ihid., |). 2iu el 2iC
Étude du grec. — Le grec, peu apprécié au xviii" siècle, mais préconisé par Rollin comme source du bon goût et comme la plus facile de toutes les langues européennes. — Grammaires et thèmes grecs reconnus nécessaires pour l'élude du grec. — Éloge du Jardin des racines f/recques de Lancelot. — Défense d'annoter les textes grecs à expliquer. — Supériorité du grec sur le latin et sur le français. — Chaque dialecte grec constitue une véritable langue. — Atticisme. — Vœu de Rollin pour que la jeunesse s'attache à l'étude du grec.
L'étude de la langue grecque était prescrite dans les statuts de Henri IV, mais elle était en réalité délaissée dans les collèges et peu en faveur auprès des familles. Rollin le constate avec douleur. La plupart des parents, dit-il, regardent comme absolument perdu le temps que les enfants sont obligés de donner à cette étude. « Il faut alors, ajoute Rollin, que les professeurs luttent contre ce mauvais goût devenu fort commun, et qu'ils fassent de continuels efforts pour ne pas céder à ce torrent qui a presque déjà tout entraîné '. »
Il est vrai qu'à la passion pour le grec, qui s'était manifestée au temps de François P'', avait succédé une indifférence telle que l'on regardait comme étant digne d'admiration quiconque connaissait le grec.
NoQs en avons la preuve dans un passage fameux de la comédie des Femmes savantes :
Il sait du grec. Madame, autant qu'homme de France,