BÉLISE A ARMANDE
Ah! ma nièce, du grec!
Armande.
Du grec! quelle douceur!
Philaminte.
Quoi? Monsieur sait du grec? Ah! permettez, de grâce, Quo pour l'amour du grec, Monsieur, on vous embrasse!
A défaut d'autre amour, le chaste et pieux RoUin avait relui du grec, il y était même très entendu, et nous avons dit dans sa biographie qu'il en faisait avec l'abbé d'Asfeld, tout en se [iromeuant, sa lecture habituelle et favorite. Il y trouvait même un tel charme (ju'il sefTorça dans son 7'raité drs /:lit(lrs (le faire partag-cr son goûta ses lecteurs. (( (]'est en ("irèc(>. dit-il, (|ue se sont formés toutes les sciences, tous les arts, et que la plupart se sont perfcciionnés '. » Et il ajoute : « Le grec n'est l)as nidiiis ulilc poui' combattre les hérétiques que [xiur com- I)n'ii(h-e l(\s Saintes Ecritures : il est la mère des langues europ('eiincs, du latin surtout, et par suite du français (pii dérive du grec et du laliu -. »
Toutefois, ces avantages étaient peu appréciés des familles; on n'abandonnait pas le latin, (|ui était dei)uis trop longtempsenraciné' dans les collèges, mais on faisail foi't peu de cas du grec (pii ne convenait, disent l.ocke et l"leiii'\. ipi'aux gen tilshomuH's et aux liches. Tout aiili'e ('■lait l'opinion de liollin : [ihis on di'nigrait le grec, jibis il s'attacjiait à le défendre et il en monlrnit avec coni|)laisance 1(n avantages, u (le qui rebute de cette ('tude. dit il. les niailres et les disciples, c'est l'idi-e qu'on s'en forme comm(^ (rmii' enl!'epris(> très longue et très pénible. l/e\p(''rience du contraire devrait bien dissi|ter ce fauv pr(''jug('', car, de toutes l(>s langues. W grec est la plu- facile. I;i plus courte, et celle dont le succès est le plus assun''; une beurr"