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seule consacrée rég'ulièrcment chaffue jour au grec met les jeunes gens qui ont quelque esprit en état de l'entendre très raisonnablement au sortir des études '. »
Pour obtenir ce résultat, il faut supposer que le p:rec a un grand attrait pour celui ([ui l'étudié, que son intelligence en saisit promptement l'esprit et surmonte les difficultés ((ui lui sont propres; telle n'est généralement pas l'attrait ([uc lOn observe chez les écoliers. Ils témoignent dans le principe plut(U de l'aversion que du plaisir pour la langue de JMaton, (|uelqu'admirable qu'elle soit, et ce n'est que plus tard ([u'ils en apprécient le charme et les beautés.
Comme le grec, au temps de RoUin, n'était pas, ainsi que le latin une langue vivante, le bon Recteur admet que l'on fasse des thèmes et que l'on apprenne la grammaire, ce qui n'était pas indispensable pour le latin, si l'on se rappelle que sa méthode pour acquérir une connaissance complète de la langue se réduisait à la lecture et à la traduction du latin en français.
Pour le grec, la grammaire, dit-il, est nécessaire ; elle doit être courte, écrite en français puisqu'elle s'adresse à des enfants (fui n'ont pas encore beaucoup de connaissance du latin. Il y avait bien quelques grammaires grecques dans les collèges, mais l'impression en était mauvaise, et Rollin souhaite qu'elles soient imprimées en caractères plus gros et plus éclatants ; il voudrait (( une belle édition qui frappât les yeux, gagnât l'esprit, et par cet attrait innocent invitât à l'étude' ». C'est beaucoup demander. Un beau livre cause toujours du jDlaisir à l'élève, mais arrive-t-il à lui rendre attrayante une étude qu'il juge ennuyeuse? Nous hésitons à le croire.
Dans tous les cas, la grammaire est désormais réhabilitée; c'est une grande concession de la part de Rollin qui lui reconnaît des avantages. « Elle rend, dit-il, les jeunes gens plus exacts, les oblige à faire l'application des règles, les accoutume à écrire correctement, les familiarise davantage avec le grec et leur donne plus de connaissance du génie de la langue^ ».
Ce qui facilitera encore cette connaissance « c'est de leur faire apprendre les racines grecques mises en vers français, et de les