‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 206 sur 319 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

leur faire citer à char[ue mot qiiils voient. Cet exercice, dit avec conviction Kollin, rjui ne les cliarj^era pas beaucoup, leur donnera une facilité incroyable pour l'intelligence des auteurs et leur tiendra lieu d'un long usage qui ne s'acquiert qu'à force de travail et de temps '. » On est loin maintenant de considérer comme utile celle mi'thodc dont llollin fait un si grand éloge. Elle est proscrite, ridiculisée même dans l'enseignement, et l'on [)ens(' avec raison que la mémoire si docile des jeunes gens lolienttout aussi bien, sans recourir aux vers parfois groles([ucs (le Lancelol, la signification des mots grecs du trxli' i|ii ils (■xpli<iuenl (|u'en cliargcant leur mémoire d'un long et d<,iuble travail.

Nous ne saurions admettre davantage l'interdiction des textes annotés comme le recommande Rollin. (( On ne doit jamais |)crmettre, dit-il, d'avoir des gloses interlinéaires, (|ui jie sont [)ropres qu'à entretenir l'esprit dans une espèce d'engourdissement, en lui présentant l'ouvrage tout fait, et ne laissant rien au travail ni à la réllexion. Ji^ ne sais même s'il ne serait pas avantageux pour les élèves (ju'ils ne se servissent jamais (|ue de textes purement grecs, car, pour lors, quand il se présente (|uel(|ue difliculté, ils sont obligés de faire eiïort par eux-mêmes [jour la surmonter; au lieu (|uc s'ils ont une version, les yeux s'y tournent naturellement, pour s'épargner toute peine *. » l'arcillc méthode a été pendant (juelque temps adoptée dans nos lycées à une épO(|ue rapprochée de nous; elle n'a pas produit les bons résultats (lue l'on en attendait, et l'on est aujounrinii revenu sagement aux éditions annotées (|ui ne suppriment [las le travail de l'élève, mais (|ui l'aident à vaincre (]vy^ diflii-ultés <|u'il serait incapable de résoudi-e s'il n'était aidi'-.

Ce S(>coiirs lui es! siirloiil iK'ccssaiiT |)otii' la [H'i^paratiitii des textes qu'il a ;i ('\|)li(|ii('r ; et Itollin se demande s'il est pn-férable (pic celle |ii'i''|)aration se fasse chez lui, en pai'lii'ulier, ou si le niaiti'c, après avoii" e.\|)liqui' le texte, se contente de faire l'cmlre conq)le à l'i'li've de Imil ce ipril a dit. ^^ Cette seconde manière est pr(''fi''rabl(>, dil llnllin. |i((ur les premières anni'es. l)arce (pic l'aulie entraine, ce nie semble, à nue grainle perte

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