Ibid., p
s'oppose pas à ce que la jeune fille satisfasse dans une juste mesure son g-oùt pour la toilette. <( La femme aime naturellement la parure, concède avec peine RoUin; combien il serait préférable qu'elle imitât la noble simplicité qui paraît dans les statues des femmes grecques et romaines. Si peu que son esprit s'élevât au-dessus de la préoccupation des modes, elle aurait l)ientôt grand mépris pour les frisures si éloignées de la nature et pour les habits d'une figure trop façonnée '. »
La danse et la musi([ue étaient également acceptées par JM-nelon et par lioiiiii. mais avec quelles restrictions! On en faisait à leur épixpie, comme de nos jours, une partie des plus ess(Milielles de l'éducation des jeunes filles; la danse, surtout, était en grande faveur par imitation du Grand Roi qui excellait, pai-ait-il. dans le mrnuot. la gavotte, et autres danses de caractère.
Si la musique n'eût eu pour but que de célébrer la gloire de Dieu, elle eût paru admirable à RoUin; le saint roi David ira\ai( il pas donné l'exemple île l'emploi (|u'on doit en faire? (( Mais, (lit le bon Recteur, peut on mettre entre les mains il'une jeune fille des sortes de pièces de musiijuequi ne respirent (|u'un air mondain et ne contiennent que des maximes anticlirétiennes, oii il semble ((u'on a pi'is à fàrlie de n'-tablir 1(^ paganisme avec foules ses divinités -! ))
l'i»iir ce (jiii regarde l'enseigiiiMneiil du fram-ais. Kolliii n'est guère exigeant. Voici ce ((u'il en dit : n Huant à la langue française, où |(\s j(Mines lilles font des l'aides gi-ossières d'ortliogi'a|)lie. on les pre\ icmlrait en leur faisant apprendre la gi'ainmaire française, non dans toute son étendue, mais en abrt'gi'-, pour dislinuiuM- les dilTéi-enles parties du discours, |H»ur savoir (li'cliiii'r. cou jn^iirr cl ponctnei'. l'ne niaili"es<r habile ferait le choix i.U'y< règles les plus utiles, cl en très peu de leni|>s ineltrait les élèves en état d't'crire très correcenienl ^. »
Uollin ne pousse |»as plus loin l'élude du français; celle de I liistoir'c est poiu' lin le point capital, I instrument nécessaire pour former les jeunes lilles à la morale et à la sage ilireclion de la \ie. L'histoire des lionmies qui ont lioiion'' lliunianilt- par
1. Trai/é, l. I. j). 71, .•dit. Di.jnl. •2. IhiiL, p. su, /(/.