Traité, t. III, Avertissement
"2. Sainte-Beuve, Port-Royal, t. IV, p. 3-i
mciil distingués par leur snvftir; tous les deux étaient comme liollin de fervents jansénistes. L'un deux, l'abbé d'AsfcId, lisait et revisait avec le plus grand soin tout ce qu'écrivait KoUin et y ajoutait ses réflexions; l'autre, le maréchal, le héros du siège de Philippsbourg, rectifiait les erreurs ((iVil remai<iuait dans le récit des batailles rpie faisait le l)on Hecteur d'après Polybe ou Callisthène. (( Je ne me fais aucun scrupule, dit Hoilin, de piller partout; je profite autant que je jieux des solides réflexions que l'on trouve dans les 2 et .'{'" parties de VJJisloire universelle de Bossuet, qui est un des plus beaux et des plus utiles ouvrages que nous ayons. Ceux qui voudront s'instruire davantage pourront lire l'ouvrage de M. de Montes- • piieu sur les Causes de la grandeur et de la décadence des Jiouiains. Il serait à désirer qu'on composât un jiareil livre sur Carthage '. »
En ([(diors des frères d'Asfeld, HoUin comptait encore, comme conseiller et comme collaboraleur, l'abbé Ouguet, homme ('■rudit cl dévoM{'' dont il suivait en toutes choses les avis. Duguet était digne de cette confiance, car il joignait à une inU'lligeiice su[)érieurc un goût sûr et un savoir (|ui s'étendait iMiii seulement à la liu'ologie. mais eiicorc à i'bisbiii-e et à la littérature. Il était l'auteur d'un ouvrage très apprécit- : E.rplication dt's six jours de la créalion^ que M. de Sacy regardait comme un chef d'œuvre et dont RoUin, comme récréation, faisait ses délices. Duguet avait également écrit pour l't'ducation de Victor Amédée, (ils du duc de Savoie, un Ti-aib' (\o^ ('■tildes dont Rollin tira pour son ouvrage la plus gi-andc paitie i|e< [wv'ccpfes fclalifs à la l'cligion.
(Jii.iiil ;i (lii'N ici-, s;i collaboration aux //ialoin's Anricnm' et /{(iiiiiiiiir l'I.iil lies |)liis actives; c'est lui qui ('tait cliar:^('' de clicrclicr cl (le cinsscr les docuiniMils ; il i-evoyail ave(' un soin iiiiiiiiticiiN les (•(iiciucs typograpbi(|iies et corrigeail les fautes (jiii a\,iieiil ccliappi'' à son vént-rable maiire. (l'i-lait un siu-rv taire iloiil le coiicoiii-s t'tait inestimable |ioiii- la publication r(''gilli(''re iriiiie oMi\ re aussi consid(''i'ablc (pie celle lU' llolliu.
u A ce |»rix, dit le bon Uecteur, il est ais(' de deveiiii- auteur, et l'on gagne bien du temps (piand on trouve une partie de la