Traité, t. III, p
utiles établies en France, telles riue la Bibliothècfue Royale, rAcadémie française, celle des Inscriptions et Belles-Lettres, etc. 11 tâche de suppléer ainsi à la disette de documents relatifs à l'histoire nationale, qu'il reconnaît utile mais qu'il n'ose publier.
Coffin recula devant les mêmes obstacles; il les déplora comme son vénérable maître, et pour en donner la preuve, nous croyons intéressant de reproduire ici le passage d'un discours (fu'il prononça en 17^0 au collège de Beauvais dont il était Principal. Eslo : exlernas calleamus liislorias, modo ne nostram îvijlifjamus. Sesoslres et Ninos et Alexandros et Cn'xares tioverimus, modo ne Curolos, Franciscos, Henricos^ Ludovicos ignoremus. Non tara aversi ab humanilale sumus ut puerox in Gallia natos, Galliic adjuvandae destin/dos^ Gallica et sriir et lnqui iiinruluni esse arbiiremur *.
Un grand pas était fait, Ihistoire entrait désormais dans le cadre des études; il restait à trouver du temps pour l'enseigner. Les classes étaient tellement absorbées par le grec et le latin qu'il n'était pas facile d'y introduire ce supplément; « toutefois, dit Rollin, au lieu d'cxiiiiquer on classe toutes les histoires aux jeunes gens, mon dessein serait de leur donner tous les jours une certaine tâche à lire cliez eux, en particulier, et de leur en faire rendre^ compti» de temps en temps dans la classe *. » i-.a méthode est ingénieuse, mais elle suppose (jue les livres à lire seront intéressants; ils manfjuaient, à cette époipie, et c'est précisément pour y renn-dier (|ue le bon Hecleur composa ses ouvrages.
En alteiidaiil. il conseille de se servir île ceux (|ui existent déjà, et il répartit, ainsi ((u'il suit, les matières ;i étudier dans les classes. « L'Ancien et le .Nouveau TeslanuMil seront, dit il, alIriJMK's aux li'ois picmières classes : Sixii'me, ('in(|uième et Qualtièuic; la iable et les auli(|uilés à la Troisième; l'histoire grecque à la Seconde; l'histoil'e romaine jus(pi'aux l'JUpereurs à la llli(''l(ii'ii|U(', culiu riiisloire des l'inqicicui^ à la IMiilosopliie •'. ))
lli'lail natui-('l (|ue la picinièrc place fùl assigni'c à l'Iiisloire sainte; elle (■(ait poiu' liollin la plus nécessaire cl la plus sûre.