‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 225 sur 319 · Cuflin, (tl^urrrs, t. Il, |». stl · texte numérisé non relu

Cuflin, (tl^urrrs, t. Il, |». stl

'2. Tr(iH,\ L IV, p. Ciil.

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344 IIOLLIX. ŒCVKKS IIISTOIUOCES

« Là, (lil-il, point (riiicciiiliidc, el parlant pas de discussion possii)le; la vérité de tout ce (ju'ellc ensoi.i^ne est assurée par la révélation, par les pro])liéties et par les miraeles '. »

Comment en douter? Ces miracles eux-mêmes s'expliquent naturellement en admettant (ju' (( ils ne sont que des figures. Ainsi : Jouas sortant de la baleine, après y être resté trois jours, est la figure évidente de Jésus-Christ sortant du tombeau - ». Joseph est également la figure du Messie et le bon Recteur 1(> démontre en trois pages [Traité, t. III, p. 220-2:23) qui lui paraissent indiscutables.

L'histoire profane n'a pas la même certitude : la critique y relève des erreurs. « Mes livres mêmes, dit Rollin, n'en sont pas exempts; toutefois ils ne sont pas faits pour les savants, mais pour les Jeunes gens qui souvent n'auront d'autre idée de l'histoire que celle que je leur donne. Je ne m'engage jamais dans des dissertations historiques qui demanderaient beaucoup de temps et me détourneraient de mon principal objet. ))

Cet objet était de donner dans ses grandes lignes le tableau exact et saisissant des événements qui ont agité le monde ancien; des héros qui y ont joué le principal rôle; des mœurs des peuples où ces événements ont eu lieu, et de l'état des lettres, des arts et de l'industrie aux différentes époques.

Pour atteindre ce but, l'exactitude minutieuse des dates et des faits secondaires n'est pas indispensable, dit Rollin, c'est pourquoi il ne s'y attache guère. C'est un tort, et ce n'est pas le seul qui lui soit reproché ; nous avons vu Voltaire l'accuser de n'être qu'un compilateur : ^I. Lanson, dans son Histoire de la littérature française, le juge encore plus sévèrement. « C'est un piètre historien que RoOin, dit-il, mais c'est un caractère, un honnête homme, avec un esprit étroit et borné comme d'Aguesseau, avec qui il était en relations. Son cours d'histoire avec sa candide inintelligence du passé et son absence de critique est un cours de moi-ale républicaine. L'Université, en offrant Piutarque et Tite-Live à l'admiration des élèves destinés à vivre sous une monarchie absolue, cultiva dans leurs cœurs des ferments révolutionnaires qui éclatèrent en 1789 ^ »

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