‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 235 sur 319 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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HISTOIRE SAINTE 3o5

n'existait pas. Heureusement qu'au moment oii Rollin, dans son Traité des Etudes, déplorait qu'on ne s'en fût pas occupé, deux ouvrages également estimables, VAfjvi'gé de lAnrien Teslame)il et les Mœurs des Israélites, par l'abbé Fleufy, comblaient cette lacune. Le bon Recteur n'ose en réclamer l'étude en classe, tant le programme du latin et du grec absorbait tout le temps; il en demande tout au moins la lecture en dehors du collège et en famille.

Lui même, est il besoin de le dire? consacrait à l'étude de r Ecriture sainte le meilleur de sa vie; il en connaissait les moindres détails ; « il aimait à revivre par la pensée au milieu du peuple juif que Dieu regardait comme son domaine propre, et où il demeurait comme un maître dans sa maison et comme un père dans sa famille ' ».

Cette famille fut ingrate jusqu'à l'idolâtrie. Néanmoins, c'était la race destinée au salut et à la régénération du monde par l'avènement du Messie. Rollin nous en dépeint alternativement la grandeur, l'abaissement et le relèvement, suivant en cela le plan de Bossuet dans son Histoire universelle. « En vain, dit le bon liccteur — et ce sera la conclusion de ses réflexions sur l'histoire sainte — l'Kglise fondée par Jésus- Christ a été depuis sa naissance attaquée et assiégée de toutes I)arts, sa foi est demeurée toujoiu's pure, sa doctrine a prévalu sur toutes les erreurs, sans aiwndonner aucun de ses dogmes ou se départir de l'ancii'nne tradition qui lui sert de rempart contre les nouveaux ennemis qui se succèdent les uns aux autres - ».

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