Trailc, l. III, |.. lil'J
Plan excellent d'Iiisloire ancienne tracé par RoUin, mais auquel il est peu fidèle. — Ses trop longs récits tirés d'Hérodote, de Diodore de Sicile. d'Athénée, de Xénophon, etc. — Il ne s'occupe dans l'antiquité que des Hébreux, de l'Egypte, de Carthage, de la Grèce et de Rome; il néglige les autres nations. — Tableau saisissant de la rivalité d'Athènes et de Sparte. — Préférence de RoUin pour les Spartiates et pour Agésilas. — Peu de justice rendue à Périclès dont il admire le génie, mais dont il blâme les dépenses faites pour l'embellissement d'Athènes. — Contradiction à propos de Socrate. — Appréciation juste de Philippe, d'Alexandre le Grand dont il retrace les qualités et les défauts. — Réflexions sur le rôle nécessaire des conquérants. — Tableau confus du partage de l'Empire d'Alexandre. — Réveil de la Grèce avec Philopœmen. — Évagoras présenté comme le modèle des rois. — Importance de la Sicile et détails sur son gouvernement.
Avant d'entreprendre son Histoire ancienne en quatorze volumes, RoUin avait déjà abordé ce sujet dans son Trailé des Études, mais ce qu'il en avait dit lui paraissant insuffisant, il traça, pour bien préciser l'étendue et le sens de cette histoire telle qu'il la concevait, le plan que nous reproduisons et qu'il s'engagea à développer sur les conseils de ses amis et les instances de l'Université.
(( Une histoire ancienne nous manque, dit-il, et elle me paraît d'une absolue nécessité pour la jeunesse. Elle devrait être en francxiis. On en écarterait toutes les questions épineuses de critique et les faits peu importants; on tâcherait d'y faire entrer ce qu'il y a de plus beau dans les auteurs anciens ; il faut avouer qu'il s'y rencontre des beautés infinies, soit pour les
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pensées, soit pour les principes qui sont bien propres à élever l'àme et à inspirer de grands et nobles sentiments pour toutes les conditions de la vie.
« J'ai dit qu'un pareil ouvrat^c me paraissait, d'une absolue nécessité pour les jeunes gens, surtout pour ceux qui étudient dans les collèges, car la multiplicité des choses qu'on est obligé d'enseigner dans les classes (que dirait Hollin s'il connaissait les programmes actuels de l'enseignement secondaire?) ne laisse point aux professeurs le temps d'enseigner de vive voix riiistoii'c à leurs écoliers : et cependant, on convient que cette étude est une des plus essentielles parties de l'éducation. 11 serait donc à souhaiter qu'il y eût un ouvrage composé exprès pour les jeunes gens, dont on leur prescrirait tous les jours une certaine lecture et une certaine tâche, et dont on leur ferait rendre compte de temps en temps.
(( Cet ouvrage ne devrait être ni un simple abrégé, chargé uniquement de dates et de noms, ce qui ne peut guère servir qu'à ceux qui savent déjà l'Histoire; ni dune trop grande étendue, car des jeunes gens occupés de beaucoup d'autres études nécessaires ne peuvent pas donner un temps considérable à celle de l'Histoire.
Si l'on me jugeait capaljle d'un pareil ouvrage et ([uelMeu me donnât assez de santé pour l'entreprendre, je m'en chargerais volontiers quand j'aurai achevé celui que j'ai entre les mains. Je sens bien ce qui devrait entrer dans un tel ouvrage jjour le rendre en même temps agréable et utile, mais il y a une grande différence entre le sentir et le pouvoir heureusement exécuter '. »
Ce programme est exceIl(Mil. mais Uollin l'a-l-il fidèlement suivi? s'est-il tenu dans les limites (pi'il s'était imposées? On lie s.'iiuail l'afh'rrner.
lîien souvent l'inb-rèt du sujet et sa conscience d'historien l'iiiil eutra[u('' plus joiu (pi'il ne voulait. C'est p()ur(|U(>i les ciiuf (Ml six M)|iiMies (|ui hii pai'aissaieul suriisaiits pdur mener à Itoimc fin son enireprise se son! aljongi'sen ipialorze volumes, et c'csl à |teiue s'il a pu y dire Innl ee qu'il voulait.
Il y a (''videmmiint des longueins dans son //istuin' ancii'unr; il en convient lui même et signale a propos des rois d'Mgyptc