‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 238 sur 319 · I .///,s7. Ane. I. 111. p '.:t'i ::. Ihid., p. Wi · texte numérisé non relu

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362 HOLLIN. ŒUVRES IIISTDUKJUES

favoris du poiiitio; le |)lus conmi est Alcihiade. La nalui'c, dit Rollin, l'avait doiu' de loiit ce (|in pouvait eu faire un homme éminent, utile à sou pays : il n'en fut f(ue le lléau.

Eu regard de ce génie mallaisaut. la vie, la sagesse de Socrate excitent l'admiration du bon Recteur, Il n'hésite pas à le proclamer le sainL du J*tiganisme, Mais peut-il y avoir un saint en dehors du christianisme? Non, répond lardent janséniste. La vie et les œuvres de Socrate, quelque admirables qu'elles soient, n'ont pu servir à son salut.

Ainsi raisonnent en matière de foi, et nous ajouterons en matière de politique et de philosophie, tous ceux qui, poussant leurs idées à l'extrême, n'arrivent, comme Rollin, qu'à des aberrations. Tout en refusant à Socrate le mérite de ses actions pour le salut, Rollin, dans d'autres passages de son Histoire ancienne, revenant à des idées plus saines, reconnaît cependant en lui un précurseur du Christianisme. 11 l'était en effet, sinon quant au dogme chrétien que Jésus-Christ a établi, du moins quant aux vérités éternelles en germe dans le paganisme et que la mythologie renfermait sous de grossières images.

La fin de la rivalité d'Athènes et de Sparte n'amena pas la pacification de la Grèce. Après l'asservissement d'Athènes sous la domination des Trente tyrans, Rollin signale avec émotion sa délivrance gnâce au courage et à la sagesse de Thrasybule qui, après la victoire, jetant un voile sur le passé, proclama une entière amnistie. « C'est un des plus beaux événements de l'antiquité, dit le bon Recteur, qui a servi de modèle aux siècles suivants dans des Etats bien gouvernés, et cette conduite après de grands troubles a toujours paru aux plus habiles politiques le moyen le plus sûr et le plus prompt de rétablir la paix et la tranquillité K »

Quoique l'abaissement d'Athènes eût fait passer l'hégémonie de la Grèce entre les mains de Sparte, cette dernière ne la conserva pas sans lutter contre de nombreuses ligues ennemies; pour les repousser elle eut un roi et un héros pour lequel Rollin a une profonde admiration -. Ce fut Agésilas. Sa grandeur d'àme égalait son patriotisme, sa valeur, sa justice, sa bonté. Vain-

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