Ibid., p
quour à Coronée, il ne put cependant empêcher que Pélopidas et Épaminondas, se mettant à la tête des exilés thébains révoltés contre les Spartiates leurs maîtres, ne s'emparassent de Thèbes et, par les victoires de Leuctres et de Mantinée sur Sparte, ne fissent de Thèbes la première puissance de la Grèce.
A la suite de toutes ces luttes, la Grèce n'opposant plus aux conquérants avides de ce beau pays les mêmes forces et la même résistance qu'autrefois, devenait une proie facile pour un ambitieux. Ce fut J^hilippe, roi de Macédoine, qui, voyant l'occasion favorable, eut l'habileté de s'immiscer dans les affaires toujours embrouillées de la Grèce et de les faire tourner à son profit, malgré l'éloquence de Démosthèno qui ne parvint pas à déjouer ses desseins.
Philippe voulut ensuite conquérir la Perse, mais cette con- (|uête n'était possible qu'avec le concours de la Grèce, et il réussit à l'avoir en se faisant nommer, par les amphictyons, généralissime des Grecs contre les Perses '. Il se préparait à les attaquer quand un noble macédonien, Pausanias, (lui avait une injure personnelle h venger, le fit assassiner (33() av. J. C.).
Son fils Alexandre lui succéda. 11 n'avait que vingt ans quand il eut à combattre une ligue puissante ([ue les harangues de Démosthène avaient formée contre lui. mais il en triom[)iia.
De t(uis les hommes (jtii jouèrent dans riiistoire un grand rôle, Alexandre est assurément le plus prodigieux. En lui rien n'était ordinaire; grâce et force du corps, intelligence su[iél'icuic. aplilndeà s'assimiler toutes les connaissances humaines, courage qu'aucun obstacle n'arrêtaitetqui souventallait jus(|u'à nne imprudente témérité, mais le succès excusait toujours son audace, et grâce à ce succès, il était la terreur de ses ennemis el ridolàti'ie de son arnK'e (|ni ne doutait jamais de la victoire dès (|u'il était à sa tête.
HoUin, dans le VT' volume de son //isioirc (nirinnir i\u"\\ consacre à Alexandre, fait ressortir avec une parfaite connaissance de sou héros, et très souvent avec élotiuence, ses t|ualités ainsi que .ses défauts.
La victoire exaltant son orgueil, il tinil par se persuader