‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 245 sur 319 · Trailé, t. IV, p · texte numérisé non relu

Trailé, t. IV, p

Les dissensions intérieures, loin d'aiïaiblir les forces de l'Etat, ne servirent quà conserver et à aiïermir la liberté. « Si l'autorité, dit Uollin, avec une juste a{)préciation des choses, avait été tout entière entre les mains du Sénat, elle «urait pu dégénérer en tyrannie; mais le peuple étant venu à bout, par une opiniâtre résistance, de la partager avec lui, elle demeura dans une esi)èce dé(juilibre qui fut le salut de la République'. » C'est ainsi qu'elle fut invincible et que pour elle, comme pour les grandes nations anciennes et modernes, la guerre fut une condition nécessaire de son agrandissement et de sa prospérité.

Quelque déplorables que soient, au point de vue de l'humanité, les luttes meurtrières entre les peuples, on ne peut se refusera admettre que les progrès de la civilisation ne se produisent chez des nations encore barbares que par la guerre; sans elle, qu'elle fût juste ou sans raison, qu'eût été l'Empire romain? Barbare à son origine, étranger à toute littérature, à toute idée du beau, ne connaissant que la force brutale, il n'eût pas été initié aux progrès que les arts, la philosophie, les lettres et les sciences avaient fait chez les peuples vaincus, chez les (Irecs notamment, et les vaincus à leur tour n'auraient pas imposé leur civilisation à leurs vain([ueurs ipii se l'assimilèrent assez rapidement. Les ra|)ines de X'errès elles mêmes ne furent pas inutiles pour infuser dans le sang romain le goût de la peinlure, de la seuliiture et de la musique qui prépara les Micliel-Ange, les Kaphaël et cette pléiade de grands artistes devenus, eux aussi, les maîtres des grandes écoles française, allemande, espagnole, etc.

Sans approuver toutes les guerres entreprises pai- les [{omains, Hollin alfi-ibuail leurs succès aux pieux usages qu'ils observaieni a\anl loule expédilion. (( Ils consullaitMit les Dieux, dit il, im|iloiaienl leur secours, employaienl lous les moyens projtres à se les rendre favorables. Leur gi-aiid |>rinci|)e iHait (|ue la pii'i»' devait être eoiisidr'n'e eoninie la vi'-rilable cause (le leur prospi'riti', de nu'Uie que riinpiett- allirait tous les malheurs \ d On conenit condiieii une [«areille conduite si

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