Hist. Ane, t. VIII, p
De part et d'autre se produisirent dans cette lutte plus rjue centenaire (264-146 av. J.-C. i les plus fameux généraux : chez les Carthag-inois, Amilcar, Annibal, qui mit Rome à deux doigts de sa perte; chez les Romains, Régulus, Fabius^ Duilius et les Scipions, dont il retrace avec admiration et avec justice, du reste, (( les vertus militaires et les vertus morales et civiles qui font les grands capitaines et les hommes honnêtes ' ».
Les conséquences des guerres Puniques furent considérables pour Rome : sa puissance dès lors n'eut plus de bornes, une fois délivrée de sa redoutable rivale. Rollin la montre se livrant à son insatiable ambition, subissant, grâce à l'iiilluence de la (irèce, une transformation comijiète dans son état religieux, moral et intellectuel, ainsi (|u'une transformation non moins importante dans son gouvernement oîi l'aristocratie, l'armée et la démocratie se disputèrent le pouvoir.
Nous arrivons à l'agitation t\[\r provoquèrent les rirac(|ues au sujet de VAger pithlirus^ à la guerre des esclaves, à la guerre sociale, à la rivalité et aux factions de Marins et de Sylla, à la guerre civile suscitée par Pompée, César, Antoine. Jamais époffue ne fut plus troubh'e. plus sanglante et jtlus (-('jèbre que celle-lii.
Rollin avait rassemblé les documents nécessaires pour en retracer les épisodes princii)anx et continuer l'histoire jusipi'à la bataille d'Actium. La mort l'empêcha de réaliser ce dessein, et ce fut Crévier ([ui accomplit la tâche de son maître vénéré.
Notre rôle se l)ornant à lï-tude des œuvres de Rollin. les six volumes (|ui termineni l'histoire de la RépubUipic ne nous occu[)eront guère. La criti(|ue n'en a gt-nt-i'alemcnl tait aucun «'loge. Ils ne sont pas cependant s;ins mérite. On \ ictrouve la même conscience (riiislniicn i|iie dans Rollin. I aulciu' s';qi|tli ((uant à ne rien avancer ipii ne repose sur des documents; il se pénètre, comme son modèle, du caraclèi-e îles piTsunnages qu'il met en scène, et les fait revi\ ri' souxcnt avec intérêt aux y(Uix de ses lecteurs.
L'esprit de son histoire est le même: il i'a|)|toiie t<>ul à Mien, à l'accomplissenienl des propliftie--. à ra\èncmenl di' .le^ii-^ Christ. Il pom'snil le iiK'me lnil : aimer, |ii'atiijncr la \ertn. la