‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 249 sur 319 · llnd., Avertissomeiil · texte numérisé non relu

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Progrès des Sciences, des Lettres et des Arts correspondant au xv!!!*" siècle aux progrès de l'enseignement. — Incompétence de Rollin en pareille matière, mais secours que lui prêtent les savants de son temps. — Pour les arts, première place qu'il donne à l'agriculture et au commerce. — Leurs bienfaits pour l'humanité. — Mépris de Rollin pour les arts d'agrément : musique, théâtre, danse. — 11 blâme les romans pieux de Camus, évêque de Belley. — Célèbres mathématiciens, géomètres, astronomes, physiciens de son époque. — Physique des enfants, laseule dont il fasse cas. — ■ Leçons de choses, aujourd'hui en faveur, tirées de cette physique des enfants. — Revue et appréciations souvent peu justes des travaux en médecine, chirurgie, anatomie, chimie, mécanique, astronomie.

L'histoire des grands événements qui ont agité le monde ancien n'est pas la seule intéressante; celle des progrès de l'esprit humain dans les sciences, les lettres et les arts n'a pas moins dimportance et surtout moins d'utilité. Elle est le complément nécessaire de la première. Rollin le crut aussi et, pour ne pas laisser de lacune dans son œuvre, il entreprit de résumer en quatre voluines les travaux accomplis à son époque dans les différentes branches des connaissances humaines. Entreprise certainement louable, mais le bon Recteur était-il en état de la mener à bonne fin? Il avoue très humblement qu'il traite là une matière dont plusieurs parties lui sont presque entièrement inconnues. « Jai besoin, dit il, pour cette raison, dune nouvelle indulgence, et je demande qu'il me soit permis, comme par le passé, d'user librement de tous les secours que je trouverai à

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ma rencontre. On ne doit pas ici s'attendre à trouver une érudition profonde, comme la matière semble le comporter; je ne prétends pas instruire des savants, mais choisir dans les arts ce qu'il y a le plus à la portée du commun des lecteurs '. »

Dans ces conditions, le tableau ({ii'il nous donne étant moins son œuvre que celle des savants et des artistes de son temps, devient par cela même très digne d'intérêt. Il le serait encore plus, si Rollin n'y joignait parfois des fables par troj) naïves et des appréciations peu justifiées.

Le tome X de V Histoire ancimne renferme beaucoup de sujets déjà examinés dans le Traité des Kfudes. Mais Rollin y revient en y ajoutant des détails et des réflexions qui attestent souvent peu de goût et une faible conception du beau, de l'idéal dont doit être pénétré quiconque aime et apprécie les arts.

Sa sensibilité ne s'exalte qu'aux beautés, très réelles tlu reste, de l'Ecriture sainte et des livres austères de Duguet qui 1'''??/''vnienl, déclare t-il, et qu'il se réservait Ao lire, le dimanche, comme récréation délicieuse, sdhbatmn drlicalum. (Juant aux chefs-d'œuvre de la peinture, de la sculptuie, de l'architecture, de la musi(]ue et de la poésie même, il en goûtait si peu les charmes « (|u il serait à désirer, dit-il, par rapport au bien public, qu'on lu? favorisât pas l'extrême délicatesse où notre siècle a [)orté le goût des arts'- ».

Un jjareil jugement est d'autant plus regrottaltlc qu'il va à ['encontre de ce qui fait en grande partie l'honneur et la gloire du XVII" et du XVIII'- siècle.

Dans le livi'e ((u'il consacre aux .■iils la i)reniière place est réservée à l'art de l'agiicidlure. (|u'il considère comme supérieur à tous les autres. « N'est il |ias le plus ancien et le plus utile de tous? C'est h lui que les prtMniers houimes et les premiers i'uq»ires on! di'i leur |U'(>s|M'ril(''. .Néanmoins, s't'-crie til a\cc (Idiileur, il es! (le\enu de ni>s jiun's l't'xercice le plus vil el le |»Ius bas. au jugeiucnl di' 1 iT^in-il. rt |«eudaut qu'on prolège (les aris iiiuliles i|ui m- ser\rut (|u'au lu.xe et à la \(tliqt|('', ou laisse dans la misère lous ceux i|ui travaillent à l'alioudauce el au houlieur îles autl'es''. ))

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