‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 251 sur 319 · Hist. Ane, t. X, p · texte numérisé non relu

Hist. Ane, t. X, p

genccs vives ou faibles, toutes les aptitudes, et cela grâce au commerce. « Dans le vaste domaine de son activité le commerce embrasse toutes les sciences pratiques, toutes les industries; c'est lui cjui fait régner partout une abondance universelle, de sorte que les richesses rluno nation sont celles de tous les autres peuples '. ))

Mais toutes ces richesses, tout ce commerce d'or, d'argent, de diamants, de pierres i)r('cieuscs, de riches étofTcs cuntribiie-t il, se demande Rollin. nu lioiiheur de la société et surtout à sa moralité? Pour qui connaît la simplicité, l'austérité de Rollin, la réponse est facile à prévoir. « Un tel commerce, dit-il. entretient une infinité d'arts pernicieux qui ne vont qu'à amollir, à corrompre les m(LMirs. Il serait à souhaiter qu'on pût écarter d'un royaume chrétien toutes les choses qui ne servent qu'à nourrir le luxe, la vanité, la mollesse et les folles dépenses; mais ce n'est pas possible, et l'abus n'est pas une raison pour abolir des usages r[ui ne sont pas mauvais jmr l'uxmèincs -. ))

L'architecture, la sculpture, la peinture et la musi(|ue ne trouvent pas en Rollin un plus chaud partisan. Les merveilles de Versailles, qu'il louaitcependanl dans ses panégyri(jues officiels prononcés à la Sorbonne, n'excifaient pas plus son admiration (pie les con([uêtes d'Alexandre le (îrand. Il expose néanmoins Ionguement. |>our remplir le programme iiu'il s Cst tracé, l'origine et les règles de ces arts lilx'-raux d'ajirès des documents fournis [)ar ses c(»llègues de l'Académie et du Collège de France, mais il ne les voue pas moins à l'aversion de tous les bons chrétiens. ((Quel ravage, dit-il en jtarlanl de la sculplure et de la peinture, neeniisenl point dans l'iinaj^-inaf ion de la jeunesse ces nuditt'-s indi'cenles (|ne les sculpii'ui's ef les peintres se permettent si coniiMnn(''inent ! I-]||es peuvent bien l'aire honneur à l'art, mais elles d(''slionorent pour toujours l'nrtiste, sans |»;irler Au christianisme i|ui ;ililiorre foules ces scul|»tures et ces peiiiliirelicencieuses. Les sages du paganisme, tout aveugles tpi'iU étaient, les condamnaient avec la même sév(''ritt' '. »

l']n r.'iil (le ninsi(|ne le bon ISecleur n'adinel ipic |,i niUNii|ue

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