‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 26 sur 319 · Opuscules, l. I, p · texte numérisé non relu

Opuscules, l. I, p

SON PRINCIPALxVT 49

Ses exhortations étaient toutes de feu; et comme on ne pouvait le voir prier sans se sentir porté à la prière, on ne pouvait l'entendre parler de Dieu, de Jésus-Christ, de ses mystères, sans être embrasé de l'amour divin '. »

A ce tableau, qui peint si vivement les sentiments religieux de Rollin, Crévier ajoute encore dans ses notes des détails vraiment touchants sur les pratiques de piété de son vénéré maître : « Elles paraîtront petites, dit-il. dans ce siècle, mais ce grand homme (Crévier n'hésitait pas à le désigner comme tel), qui embrassait avec zèle tous les devoirs les plus élevés du christianisme, ne croyait pas devoir négliger aucun des moindres-. Il disait le bréviaire avec autant de régularité que s'il y eût été obligé par une loi étroite, et il avait l'attention de réciter chaque partie de l'office divin, autant qu'il lui était possible, à l'heure convenable et marquée par le nom quelle portée II s'était fait une loi d'assister tous les jours à la messe, et il n'y manquait jamais. Il communiait tous les dimanches, lorsqu'il était au collège de Beauvais; après la messe, il faisait son instruction ; et après l'instruction il demeurait encore en prière dans la chapelle pendant une demi-heure. Il avait une dévotion particulière à la Sainte Vierge : il célébrait avec une piété singulière toutes les fèlcs que l'Eglise a consacrées à son culte, allant à Notre-Dame, autant que ses devoirs le lui permettaient, passer une partiç de la matinée en prière, entendre la messe et communier. Tous les ans, s'il était à Paris, au mois d'octobre, il faisait le pèlerinage à Saint-Denis pendant l'octave de la fêle de ce saint afx^i'c de la France; et c'était un vrai pèlerinage, car il allait et revenait à pied. Il visitait tous les ans, au jour anniversaire de son baptême, l'église de Saint- Jean-en-Grève, sa paroisse natale, pour y renouveler les vœux de son baptême, au ])ied des fonts sacrés où il avait été régénéré. •

(( Tous les jours il priait Jésus enfant pour les jeunes gens, la Sainte Vierge pour les mères et saint Joseph pour les pères et pour les maîtres. Il avait commencé cette pieuse

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