Ibid., p
lui ('-crit-il, qw la li'cturo du livi'e admirable lUt M. Du.i:uet sur la |i ission de Jésus-Christ. Quant à moi, cette lecture me charme et III lulève; ma douleur est de ne pouvoir y mettre autant de temps i|!if je le voudrais; mon ouvrage ne me le permet pas; j'en lis tous \''> jours, mais peu, excepté le dimanche où j'interiomps mon tra- \ lil, et ce jour est véritablement pour moi ce que l'Écriture appelle mlibatam delicatum : un sabbat, un repos délicieux '. »
Dans d'autres circonstances, il lui adresse très adroitement des réilexions sur ce ([ui lui tient le plus au C(X'ur. « J'avais toujours remarqué, dit-il, dans vos lettres un grand fonds de droiture, de pr(d)ité et d'honneur, mais je souhaitais voir en vous quelque chose de plus, et je l'espérais -. » (]e quelque chose est l'aveu des infamies dont on le croit coupable, et la contrition parfaite des fautes de sa jeunesse. J.-B. Rousseau, non moins adroit que Rollin, sans répondre directement à ses souhaits, attribue tous ses malheurs à ce qu'il n'a pas compris que les « traverses inouïes qui lui ont été suscitées sont des secours envoyés p.ir ])i.ii pour lui faire sentir que le seul bonheur ici-bas est d'être vcilucux devant lui et île ne pas chercher à l'être devant les hommes -^ ».
Encouragé par les compliments continuels de llollin sur ses œuvres poétiques, J.-H. Rousseau lui envoie une pièce de vers sur la paix et le [trie « de lui donner son avis sur le style et les pensées de sa poésie »; l'avis, ou plutôt la critique d(.' Rollin, ne se lit pas attendre et, tout eu i''laiil enveloppée d'éloges, elle fut amère. Jugeons-en par ce i|u"il lui écrit de concert avec l'austère abbé d'Asfeld, son intime ami, sous le couvert du(|uel il émet son opinion. (I .Nous avons été fâchés, M. l'abbé d'.Vsl'eld et mtu, de voir dans votre ode un mélangi; de divinités païennes qui, selon nous, ne signilient rien, (ju (|ui sont d(! véritables démons. Sans leur secours votre ode -n'auiait pas en moins di; grandeur et de suidimité. ?s'ous aurions souiiaité (|irimc personne de votre luéiMle et di' voire réputation eût montré que le cliiisli.inisMie, loin (rrieiinlie le l'eu poétique, en esl la véi'ilalile souice '•. ■■
\'uil;"i |Miiii' II' I'oikI: qu.iiit à la l'onue, il ne la blànie pas moins fortement, et il enlie à ce [iriquis dans tics détails de nature à riiiiss(!r la susceptibilili'' ilnii poète, f/c»»s" irritahilt' Vdturn. Toutefois, il sait adoucir sa crili(|ne pai' de nouveaux l'doges sur la prière qui leiinine la pircr. j'Mli' serai! adniiiable, lui écril-il, si au lieu île Vous l'iiin- : t/rdiiils Dirur! ,re sont des di'-monsi, DU fjcnliiim tl;viiiiniifi, vous viuis adressiez au vrai Dieu'' ■•. La leçon esl dure, mais J.-l!. Rousseau s'en l'àclie si |ieu que, (|U(d(pn' lem|>s après, il dédie à Uollin une épilre où en cent cimiuante vers il célèbre les veilus