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fâchés de voir de si beaux vers employés à un si frivole usa^'e '. -
On ne peut plus malignemenl louer des vers détestables et critiquer de mauvais sentiments.
« Les disputes et les plaintes personnelles, continue iiollin.ne nous apprennent rien sinon qu'il reste toujours beaucoup daigreur dans l'esprit de celui qui se croit offensé. >- Ces derniers mots laissent beaucoup à penser, et il ajoute, pour corroborer son opinion : " M. l'abbé d'Asfeld, à qui j'ai lu avant-hier votre épître, la jugée comme moi, surtout pour la manière dont vous parlez de vous-même. Les sentiments non seulement de probité mais de leligion et de piété qui y éclatent, de temps en temps, m'ont touché presque jusiju'aux larmes et j'v ai été sensible au delà de tout ce que je puis vous dire K »
Quelles précautions oratoires pour aborder le grief (luil lui impute! le voici : " Mais j'aurais désiré que vous vous fussiez exprimé en des termes jdus timides, et qui marquassent nnuns il'assurance. Vous n'ignorez pas combien le public est prévenu contre vous. Certaines pièces de vers qu'on dit être contraii'es à la religion et à la pureté des mœurs, car je ne les ai point lues (Est-ce bien vrai? il y a de pieux mensonges), vous ont absolument décrié dans son esprit et ce sentiment est presque universel iQu<d coup (le massue!). C'est devant ce public justement alarmé et indigné «lu tort que font ces dangereux vers à la piété et aux mœurs, que Vous paraissez aujourd'hui trop plein, ce me semble, de confiance en vous-même et dans votre vertu, comme si elle était sans tache ei sans reproche. Une innocence bien reconnue, une réputation bien jilleriiiie est en droit de se défendre avec force et même avec (Iiiei(iue iiauteur contre la calomnie. Mais quand on y a donné- (jutdque lieu, un ton [dus doux et plus humble convient «juand on i)arait devant ses juges, et le repentir du jiassé peut seul nous réconcilier avec eux. Je vois avec joie tout ce publie se réunir à louer vos poésies et à en adniiier la justesse, la force, l'éneigie; mais je voudrais, comme Cicéron le souhaitait pour son frère, (ju'on ne mît pas d'exception à vos louanges •'. »
.Vi'rivons niainteiiaiil .lu vi'rilalile lui! de la lettre. ■■ .\ii reste, Miiiisiiiii , ( ontinue Hollin. ce nesl point le tribunal seul du public i|iii 111(11 cuiie ù voti-e éLMrd. .l'en envisage un autre bien plus teriililc (|iii iii'iii<|iiii''l>'. i|iii iiH' trouille, (|ni m'alarnie pour un ami (|ue j'aime avec toute la tendresse possible, mais (|ue jainie pour i'i'Iernilé (Voilà le gi;ind mol.). SI j'agis ici avec imprudence, si je niaïKiue aux égards (|ue je vous dois, si je pojisse la liberté jusqu'à rindiscrétion (elle est r(''(||enii'nt exlri-nie! , pardonnez, je vous prie, toutes ces l'aiites à un /.('de peut-ètic tmp vif et trop inquiet,