‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 28 sur 319 · SON PRINCIPAL AT · texte numérisé non relu

SON PRINCIPAL AT

[ie pouvoir y donner que de courts moments (il composait alors VHisloire romaine). J'en lis tous les jours, ajoute-t-il, mais peu, excepté le dimanche, où j'interromps mon travail : et ce jourlà est véritablement pour moi ce que l'Ecriture appelle sahhalwa delkatum, un sabbat, un repas délicieux '.

« Sa piété, dit Crévicr, ne l'empêchait pas de remplir ses devoirs envers les hommes avec autant de fidélité que ceux qui se rapportaient directement à Dieu; et la différence entre lui et les sages les plus vantés n'est pas qu'il ait fait de plus grandes actions, mais que les grandes actions qu'il a faites étaient sanctifiées par un motif encore plus grand-. » Tout ce qui tendait au progrès des lettres et aux perfectionnements de l'éducation de la jeunesse le trouvait d'une incroyable activité. Rendre l'étude aimable était, comme nous lavons déjà dit, nnc de ses préoccupations, mais elle n'était pas la plus vive. Ce f[u'il regardait comme le plus sacré de ses devoirs, c'était de faire des jeunes gens confiés à ses soins de bons chrétiens, et pour y parvenir, de leur rendre la religion facile et aimable. Il se prodiguait à cette œuvre, la plus importante de toutes pour lui. Les instructions qu'il faisait aux élèves, tous les (Il manches après la messe, roulaient non sur le dogme, dont l'explication théolo^ifiiic ne peut être qu'aride et fatigante, mais sur l'Ancien et le Nouveau Testament, qui renferment s(tus une forme intéressante toutes les vérités de la religion. Il choisissait, comme le conseille Fénelon, les plus merveilleuses histoires de martyrs et certains faits de la vie des premiers chrétiens de nature à faire impression sui- l'esprit îles jeunes gens.

(( A CCS insti'ucUons (|ue je I;iis;iis, dil il, ri'giilièn'niciil après la messe et après vêpres, j'en julgniils unr aulrc. (pii t'iait encore plus nlile. (jiiand la récréation était Unie, chacun se relirait dans sa clianiluT. Alors, les plus grands tMnpIoyaitMil iiiu' liriM'c à lire dans icui' parlicidici' li'ois on ipiatrc cliapili-es lie l'Ancien Testament, dont ils Ncnaicnl cnsnilc me rendre compte, vers le soir, dans la cliaiicllt'. .le leur demandais, sans gai'dcr d'ordre, ce qu'ils avaient obserM' ilaiiN leui- lei'lnre. et

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