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j'étais souvent étonné de leurs réflexions sensées et judicieuses; j'en faisais d'autant plus de cas, qu'elles venaient de leur propre fonds, et qu'elles ne leur étaient pas suggérées'. »
Les pratiques de religion n'étaient à Beauvais ni plus nombreuses, ni plus fatigantes ou austères que dans les autres collèges. Rollin tenait à ce qu'elles fussent exactement observées, mais on n'y sentait pas plus qu'ailleurs une odeur de Jansénisme. Le chef, les maîtres partageaient, il est vrai, les idées de Port-Royal; ils étaient Jansénistes, et par ce mot nous n'entendons pas les défenseurs de l'exégèse compliquée de la doctrine reprochée à Jansénius et h ses adhérents, mais bien des hommes pieux et savants ne s'étudiant qu'à conserver à l'enfant son innocence et à le préserver de tout ce qui pouvait lui porter atteinte. On ne saurait blâmer ces efforts pour moraliser la jeunesse dans ce siècle d'immoralité.
Il n'y avait pas à Beauvais de catéchisme janséniste; et les livres classiques, tout en provenant de Port-Royal, ne renfermaient rien qui s'écartât des usages ordinaires.
SON riUNCIl'ALAT (seconde période)
Depuis la visite du P. Quosnel
jusqu'à la sortie de RoUin du collège do Beauvais.