Opuscules, t. I, p. 6C
SON PRIXCIPALAT 59
aurait arrêté les pareiit.s, qui se seraient trouvés forcés do chercher d'autres ressources '.
Rollin sentit le danger et résolut de le prévenir, en nattendant point le terme qui lui était accordé. Il se chercha un successeur, et jeta les yeux sur M. CotTin, comme sur celui de ses régents qui était le plus capable d'entretenir le bien et d'attirer la confiance du public. Il fit agréer son choix par M. le I^remier Président. Le vieux Principal, M. Bouteillier, dont Rollin n'était que le Coadjutcur, vivait encore, et l'on pouvait se servir de son nom. Il fut donc réglé que M. Coffin, ([iioi(|ue sans titre, mais avec l'autorisation de M. le Premier Président, et avec l'agrément du vieux Principal, prendrait en main le fj^ouverncment de l'exercice. — Moyennant cet arrangement, il y avait lieu d'espérer que, le bon état des choses continuant pendant les deux mois et demi qui restaient à passer jus(iu'aux vacances, la confiance du public se consei'verait ^
Il ne fallut que peu de jours [)our prendre ces mesures; et lorsqu'elles furent concertées, le dimanche 5 juin, Rollin, dans une courte instruction qu'il fit après vêpres, parla de sa situation actuello. mais en termes couverts, et qui ne furent compris (pi'ajjrès l'événement, car le secret avait été exactement gardé. En commen(,'ant le psaume 22, il représenta un tlirétien soumis à la conduite de la Providence, et qui, chargé par elle d'une bonne œuvre, s'y attache avec une affection où il entre peut être quelque chose de trop humain. Un coiq) de houlette du souverain Pasteur l'avertit de (fuitter son poste, et il se soumet avec résignation, consolé même par la coiiliance qu'il ;i ilans la bonté paternellede celui quiTafllige. — Le liiinli <i. Kolliii exécuta sa résolution, et a[)rès avoir été dans la cha pcllf l'aire son sacrifice à Dieu, il soi'lil stu' les cin([ heures du soir sans biaiil, et sans (pic personne dans le collège, exct>ptt'' M. (loffiu, et pciilètrc (pielqucs uns (li's |iiincipaux maîtres, en eussent connaissance. Pendant li- souoit, 1(> bruil s'en
1. ()iiiisriilr\\ t. I. |i. {■,-. — Nous l.iis-ons à C.ri'vici- l.i ropuiisahilitc «l'un sl>li' l>iiMi lourd t'L [uMi corrccl. .Mais nous y Iruiivoii», irim aiilic ctUt-, Uni ili' m III- cl iralTeclueu.K respecl pour llollin, tiuo nous lo roproiluisons sans y rien cliani^'cr.