‹ Rollin, sa vie, ses œuvres et l'université de son tempsChapitre 8 sur 319 · D/nisciiles, l. I, p. li'ii · texte numérisé non relu

D/nisciiles, l. I, p. li'ii

2. I.a ciiaini de lUi('lniii|iif. (lu'il illiish-a aa tullt'K'e <l'i IMi-ssis, fui iicciiiMc a|trcs lui par il'adtrcs lnnnmos ili- iiit'rite; loi fui l'ahlié (iiu-niv, iK' a Klampcs en 171", mort rii |.s(i:i, f|iii la ^a nia vinut ans l't se relira loiiniii; prufcssi-ar (Mucrilc. Il cnnsncra ses loisirs à la ilffonsi- «h* la roli- ^'ion. l'I pdlilia, sous \c. litre di; l.el/n'.t dv (/ueli/iifs Juifs portut/dis. aileiiiiiiitls ri pulonilis, ini o(ivraj;f plriii trcriidilion el dVspril. dan- l«*<piol il ri'liila les assertions de Vollaire contre la ndiK'ion.

:i. Ce Jean (ierhais. lihilaire ck' la cliairn en Idf.l, m- poiivnni nmlinuer a i'oreiiper, en raison des travaux i|u'il avait enlrejiris par ordro du clergé de l'iMiiee, enl eoninie (•oadj(Ueur llersau. Hersan, à son tour, forci- de i|iiitler le ColleK'e de Frauei- pour se cliarner de l'edui-alion du lils de Loiivois, m- di'inil en faveur de Hollin, el ce ne fui «|u'ii la inorl de Jean (lerltai- et d'Ilersan ipn- Kollin devint titulaire de la «-liairo. tju'il conserva .iiis.|ir.i n,i mort. (Ahel Li-rriiic. lUftoirr <lii ("otlegf «/•• !■'

Uol.lIN. •

18 MK liK lliil.lJN

acnom|i.ii:iic dr l{<illiii. se icrnlil ;i l'itiil;iin('l»Ii':iii. dii x- Ifnii- \,{il le loi. |i(iiir iii'dlr^lcr rdiih'c i-i'llr (ItTisioii . L ;i|j|)('' Iii>^ii<iii. (|iii 1rs rcriit, rcl'iisM de les in I ii piliiiii" !iiij)n's de Sa Majcsli', ci les deux d(''l(''^'-ii('s ne piii'cnl di'friiilrc leur' cause de vive voix. .Nr'.iiiiiiiiiiis l;i (iuiif cniiiiireii.ilil (|lie eelle iiic-inc [irovoquf rail de la l("-i'>la iice. l'anid ne Inl |tas exi-eilli'. el les choses l'eslèi'en I en rclal.

i{(dlin n aeenil ^iière sa f(»t[iiMe i-(»riirne professeur au (lollèti-e de Kcanee ; les I r'ailemeiils, lix(''s |iai' l'i'aneoi< l"" à 1 SOI» livi-es. ('•laienl IdinlM's. par suile de la pi^nniii' du Tr(''>nr. ;i (iUd |i\i'es pai' an. el les lihilaires, a|)res (piiu/e ou viii^it ans de sei'vice, ne pai'\ cnaienl à oldeiiir que S ou !KI() livres. La dispropor tion était ;4r;inde enli'e celle niai.Ljre n'-trilinlion et cfllo que rUniversilé, après la cessiou do ses Messa^-eiies. donnait ;i la même i''po(|ue à ses réi^enls. Taudis qu'un Professeur Moyal lie touchait (|ue (KKJ li\res. un simple inaiire de (linquii-me recevait de 1 .")()() à iiSOO livres d'honoraires, ipii lui ('■taieiit payées par ([uartier et sans sortir de chez lui '.

L"ann('M' même où il quitta le collera' du Plessis (i6î)3). Hollin. avant de s(! livrer à ses éludes personnelles, accompag'ua à Port-Hoyal des Champs Hersan, son ancien maître et son protecteur. L'abbé Louail, attaché ainsi que Her.san à l'éducation du fils de Louvois, nous a laissé un récit fort intéressant de ce pèlerinage» au(|uel il prit part. Nous en extrayons le passage se rapportant à Rollin : « Nous arrivâmes, dit-il, à prime et à tierce. On dit ensuite la grand'messe fort solennellement. Elle fut chantée par AL De Beaupuis, chanoine de Beauvais. M. De Santeul. chanoine de Saint-Victor de Paris, y servit de sousdiacre, et nous fûmes acolytes, M. Rollin et moi. On commença la procession immédiatement après la messe. » Elle fut splendide, paraît-il; Louail la décrit avec amour; l'église, le cloître, le parterre, la vallée, tout l'enchanta. (( Après noues, il fallut quitter ce lieu de délices et de piété, où j'eusse voulu, dit-il. rester toute ma vie -. »

La date de ce pèlerinage iixe celle de l'entrée de Rollin dans le Jansénisme, dont il devait être un des plus ardents défeu-

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