LIVRE III. — LA MAISON DE LA RUE PLUMET
Le texte des sept premiers chapitres de ce livre se suivait sans interruption en 1847; les divisions ont été ajoutées plus tard entre les lignes. Le huitième chapitre a été écrit vers 1860.
Feuillet 71, verso. — L La maison a secret.
En regard du début de ce chapitre, un petit plan très sommaire de la maison de la rue Plumet; un ajouté collé en marge est numéroté 72 ; le feuillet 73 contenant la table du livre III vient couper le texte du premier chapitre.
Feuillet 75, verso, et 76. — II. Jean Vvljean garde national.
Nous sommes forcé de décrire ces deux feuillets ensemble, les ajoutés, les interversions y sont en si grand nombre que Victor Hugo a du avoir recours au numérotage pour faciliter la copie.
Il n'était pas question, dans la version de 1847, de Jean Valjean garde national ; or, dans la cinquième partie datant, nous l'avons dit, de 1860-1862, l'uniforme de Jean Valjean sert à sauver un des insurgés, il fallait bien préparer cet incident; le verso du feuillet 75 terminant le chapitre 11 étant complètement rempli, Victor Hugo dut, en revisant, écrire tout ce qui est relatif au service de Jean Valjean garde national en marge du feuillet 76. Il y ajouta même un bout de papier qui forme le feuillet 77-
Feuillet 76, verso. — III. Fouis ac fhondibus.
Toute la fin du chapitre, depuis : Rien n'efî pdit en effet, a été ajoutée en marge. Sous la dernière ligne cette note au crayon :
Finir ici le chapitre.
Feuillet 80. — IV. Changement de grille.
Un fragment de papier collé sur le feuillet 79 contient les passages sur Fantine depuis :
C'est peut-être ma mère, cet homme-là.
Feuillet 82. — V. La rose s'aperçoit qu'elle est une machine de guerre. Vers la fin du chapitre, quelques lignes rayées après cette réponse de Cosette :
Oh! par exemple, non, je ne remettrai jamais ces horreurs!
Fh bien, reprit Jean Valjean, donne-les-moi.
uAh! je le veux bienl s'écria Cosette. Mais qu'efl-ce que vous en fercr ?
Celî mon affaire.
Je comprends, père. Cefî pour un pauvre.
Oui, re'pondit-il, pour un pauvre.
les anciennes nippes de Cosette Jean Valjean se retira ce soir-là de bonne heure. Il emporta « ces horreurs » dans sa chambre,
et quand il y fut seul, tl prit la pauvre robe de mérinos et le pauvre chapeau de peluche, ces horreurs, les étala sur son ^abat avec un douloureux et fiavranl sourire, et les baisa; puis sa vénérable tête blanche tomba sut cette défroque, et s' il y eut eu quelqu'un dans la chambre en ce moment-là, on eut entendu le bon vieux homme pleurer à sanglots.
Son cœut crevait II n eut pu dire ce qu'il avait. Il éprouvait ce qu'on éprouve devant les vêtements de son enfant mort.
Il serra cette robe et ce chapeau dans une armoire qu'on n'ouvrait jamais, et quand il eut retiré la clef de cette armoire, il lui sembla que c'était une tombe qu'il venait de fermer, et qu'il avait mis là son bonheur.
Une note, dont les derniers mots sont illisibles, en regard de ces ratures :
F eut- être réserver ceci pour après sa ^^' de Cosette.
A la fin de la cinquième partie, en effet, Jean Valjean, avant de mourir, étale sur son lit les vêtements de Cosette enfant.
Feuillet 86. — VIII. La cadÈne.
En tête du chapitre cette note :
Ceci esî l'appendice ab, bc, cd, ^f,fg, qui doit faire uiite au premier retlo du feuillet R.^ ii^rès : en souriant.
Cet appendice ferait la fin d'un livre.
Cette indication a été suivie. Le feuillet R', chiffre 85, finit le chapitre vii; le verso (») Mot illisil.Ic.
qui, avant l'intercalation de la cailcne , enchaînait le chapitre vu au début du livre suivant, a c'té entièrement biffé et !'« appendice » a fait la fin du livre III.
Feuillet 88. — En marge de ce feuillet commençant par : Donc , un matin d'octobre ,
nous lisons cette petite note entre parenthèses :
14 octobre 1860. Matin. 11 heures.
J'écris ceci pendant qu'une toute petite araignée grosse comme une tête d'épingle erre sur mon papier, évitant le bec de ma plume.
Notons qu'en octobre 1860, Victor Hugo n'avait pas encore trouvé le nom définitif de Jean X'^aljean et écrivait encore : Vlajean.