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INTRODUCTION XXXV

?mporain de Dom Manoel (i4g5-i52i), t de Dom Joan III (i52i-i55j),/ut le lus ancien poète comique portugais.

)ans un temps où limitation de l'Italie nlevait à la poésie de son pays son originalité, il résista à ce mouvement et ne léprisa pas la vieille inspiration popuaire dont ses pièces, comme celles de orge Ferreira de Vasconcellos, offrent \e nombreuses traces. Dans leurs corne lies, l'un et l'autre intercalent beaucoup les romances, — sujet de ce volume, — lont nous n'avons rien dit encore, mais lont nous ne tarderons pas à parler.

D'autres auteurs dramatiques encore f inspirèrent directement de cette vieille poésie. Un poète célèbre, Sa de Miranda, qui composa des églogues, des épttres où l'on voit se refléter l'influence classique et l'influence italienne , dans plusieurs œuvres dramatiques chercha à se rapprocher des anciens. Ce fut aussi ce que tenta avec succès Antonio Ferreira; sous Dom Sébastian (r55y'i5jS), il écrivit cette belle tragédie d'Ignés de Castro qui l'a rendu justement célèbre.

Au vxi° siècle appartient encore, pour

XXXVI ROMANCEIRO PORTUGAIS

ne citer que les hommes éminents, Bernardim Ribeiro, auteur de Menina e Moça, roman pastoral dont l'excellente prose est parsemée de beaux vers. On trouve là le romance d'Avalor qu'AImeida Garrett a reproduit dans son recueil.

Bernardim Ribeiro paraît souvent, — grande rareté che\ les anciens écrivains, — très sensible aux beautés de la nature. Il se plaît aux descriptions et, dans V analyse des sentiments comme dans l'impression que cause sur eux les objets extérieurs, il y a quelque chose d'une inspiration moderne. Menina e moça doit avoir servi de modèle à la Diana, d'où Honoré dUrfé tira les élégants bergers dont il peupla les rives du Lignon. Mais Montemayor, Vauteur de la Diana, n'écrivit jamais en portugais. Avant lui, du reste, beaucoup de ses compatriotes, — nous lavons déjà dit, — avaient écrit en castillan. Chose asseç singulière et que nous signalons en passant, dans les œuvres dramatiques portugaises du xvr* siècle où maints romances sont cités, ils le sont toujours en espagnol, bien que nous les retrouvions aujourd'hui pour la plu-

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