LA JUSTICE DE DIEU
Nous avons suivi le texte donné par Almeida Garrett que Braga a retrouvé, à peu de choses près, dans la province de Beira Alta (Rom., p. 65). Ce dernier a, de plus, donné de ce romance deux autres versions où n'intervient pas un personnage mystérieux. Comparez ce chant avec el Conde Gri/os du Romancero gênerai, t. I, p. 178. A propos du mariage du comte et de la pèlerine, on lit dans le texte portugais :
Por palavras de présente Alli os tem desposado.
Por palavras de présente est l'expression consacrée pour le mariage qui se fait en personne, et non par procuration : por palavras de futuvo. — Desposado est le sacrement, par opposition à casamiento qui peut se faire attendre dans le mariage par procuration.
170 ROMANCEIRO PORTUGAIS
LA PRINCESSE PELERINE
Alraeida Garrett a donné ce romance, t. 111, p. 22. et Braga en a publié une autre leçon dans son Romanceiro, p. 38. Il en a, en outre, inséré deux variantes dans les chants des Açores, n° 3, La don\ella que se fina de amor, et n° 4, Rosal florida. En Espagne, le comte Sol délaisse aussi sa femme (Primaveray flor de romances, t. II, p. 48), qui se met à sa recherche et le découvre à l'instant où il va former une nouvelle union. Dans les Asturies, le comte Sol est devenu Gerinaldo. (Jahrbuch, 1861.) Dans le pays messin {Chants pop., p. 33), la petite Rosalie poursuit aussi son infidèle. On trouve aussi cette situation dans bien d'autres contrées : Chants pop. des Provinces de l'Ouest, t. I, p. p. 293 ; Revue de la Franche- Comté, novembre i863; Cançoni del Piemonte, fasc. VI, p. 186; Canti Monferrini, n° 42.