LA REINE ET LA CAPTIVE
Ce romance connu en Castille (Primavera y flor de romances, t. H, p. 38), dans les Asturies (Historia critica, t. Vil, p. 433) et en Catalogne (Observaciones sobre la Poesia popular, p. 117, Causons de la terra, t. II, p. 1 5oJ, est très répandu dans le Portugal. C'est la version portugaise (Almeida Garrett, t. II, p. 179; Braga, t. III, p. io3j qui est la plus parfaite, et c'est justement cette perfection qui peut la faire considérer comme une des moins anciennes. J'écrivais justement, à propos de ce romance {Vieux auteurs castillans, t. II, p. 370), ces lignes auxquelles Braga a donné son approbation {Romanceiro gérai, p. 201) : a Souvent les Portugais ont traité avec plus de talent que les Castillans les sujets qui se trouvent dans les romanceros des deux nations, mais à cause de cette perfection on ne peut guère croire à l'antériorité des premiers. Les romances portugais sont trop clairs, trop bien développés pour qu'on y voie des œuvres de première main. »
I96 ROMANCEIRO PORTUGAIS