‹ RomanceiroChapitre 76 sur 96 · LA BELLE INFANTE · texte numérisé non relu

LA BELLE INFANTE

La même situation se retrouve dans un romance espagnol (Primavera y flor de romances, t. II, p. 88; Romancero gênerai, t. I, p. 17b), qui pourrait être imité d'un des chants relatifs à Gaiferos (Primavera y flor de romances, t. II, p. 229). La poésie populaire de tous les pays a maintes fois traité un sujet identique. Plusieurs chants grecs roulent sur le retour d'un époux; trois d'entre eux ont été traduits par Marcellus (Chants pop, de la Grèce, p. i55, 162, i63). En Allemagne, la ballade Liebesprobe ( Westfœlische Volkslieder, XIII, Deutsches Balladenbuch,p. 14) a la même donnée. Impossible de citer tous les recueils qui offrent une situation de ce genre. J'indiquerai cependant : Historia critica, t. VII, p. 446, Observaciones sobre la poesia popular, par Milà y Fontanals, p. 119; le Gwer^iou brei\-i\el, de M. Luzel, t. I, p. 197; les Gansons de la Terra, de Pelay-Briz, t. I, p. 173; les Canti Vene^iani, livraison IX e ; les Chansons des Provinces de France, p. 193; les

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Canti Motif errini, rf 37; les Etudes sur la poésie pop, en Normandie, p. 76; les Chants du pays messin , p. 8 et suiv. ; les Volkslieder aus Venetien, p. 5g; le Romancero de Champagne, t. II, p. 2 et 221. Il faudrait sans doute remonter à POdyssée pour découvrir l'origine d'une scène tant de fois exploitée. V. Vieux auteurs castillans, t. H, p. 589 et suiv.

Nous avons suivi le texte d'Almeida Garrett, t. II, p. 7, qui a publié un autre morceau sur la même donnée, Dona Clara, t. II, p. 12. Braga donne plusieurs leçons de ce romance : Romanceiro gérai, t. III, p. 1 et 4, Cantospop. do Arch., p. 298. Bellermann a donné un texte un peu différent de celui d'Almeida Garrett, p. 100.

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LA FIANCEE TROMPEE

Le texte que nous avons traduit a été donné par Almeida Garrett (t. III, p. 108) et par Braga (Rom., t. III» p. 20, et Cantos do Archip., p. 200).

Almeida Garrett déclare qu'il ne connaît qu'une version de ce romance. Il le regarde comme très ancien. On en retrouve quelque chose dans un romance catalan, D. Luis (Milà y Fontanals, p. 107, et Causons de la Terrait. II, p. 37), mais la fin est différente; elle rappelle celle du comte Nillo, dont elle reproduit aussi vaguement quelques détails. Les poésies populaires où un mari, un amant, arrivent au moment où ils vont être sacrifiés à un successeur, sont en nombre tel que nous renonçons à les indiquer.

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