DE L'ORDONNANCE DES TAVERNIERS
(XVI* siècle.)
Le plus cher vin vendu la pinte Partout ne sera que deux sols :
Qui la vendra plus cher, sans feinte Payera l'amende tout son saoul.
Payé sera pour la dépense D'homme et cheval à l'hôtelier , Pour le jour, suivant l'ordonnance, Vingt et cinq sols au prix dernier.
Les tavernes seront munies De ce qu'il faut, tant pain que vin ; De viandes seront fournies, Comme il appartient à tel train (1).
(1) Collection de M. Gollin. — Cette chanson se dit encorv. dans le canton de Monthermé ; elle rappelle les ordonnances de police et les tarifs du Moyen-Age : seulement, les chiffres indiqués au second couplet ont dû varier de siècle en siècle.