LA GUÉRISON DES ÉCROUELLES
En la vertu de la saincte mition Qu'à Rheims reçoit le noble roy de France, Dieu par ses mains confère guérison D'écrouelles : voicy la demonstrance (1).
(1) Cérêm. françois. Godefroit, t. I, p. 189. Au sacre de Charles VIII (1484), on avait représenté sur un échafaud un jeune roi achevant la cérémonie des écrouelles; devant lui étaient de pauvres malades qu'il guérissait en faisant un signe de croix.— C'est par l'intercession de saint Marcoul, mort dans le diocèse de Bayeux, en 558, que les rois de France ont conservé le privilège de guérir les écrouelles, après avoir reçu la sainte onction de l'huile miraculeuse.— Les prêtres qui gardaient ses reliques, de peur de les voir profaner par les Normands, les portèrent, en 907, dans le palais royal de Corbeny, près Soissons. Charles le Simple et Fréderonne, son épouse, bâtirent, pour les conserver, un monastère où les rois de France, depuis saint Louis, allaient en pèlerinage après leur sacre. Plus tard, on amena la châsse dans l'abbaye de Saint-Remi, et c'est dans les jardinsde la communauté que s'opérait la cérémonie du ton cher royal. — «Le roy te touche, disait chaqtte nouve-iu monarque, Dieu te guérisse ;» comme lecélèlnv Pnr«' une modestie devenue bien rare, disait en ! tes malades : — « Je le pansai, Dieu le guérit.