CHANSON DES ÉMIGRÉS
DE l'armée des ARDENNES.
(Septembre 1792.)
Quand les émigrés reviendront Dans leur malheureuse patrie, Nos tyrans alors recevront Le prix de leur friponnerie.
Bon ! bon ! j'espère et vite et tôt; Tout s'arrangera comme il faut.
Marauds, qui méritez cent fois Le carcan, la marque et la corde.
Vous voilà réduits aux abois :
Pour vous plus de miséricorde. — Bon, etc.
Bon roi, tu dormiras bien mieux, Quand des émigrés le courage Chassera de devant tes yeux De ton geôlierle plat visage. — Bon ! etc. (1).
(1) Les émigrés ne prirent pas part à la bataille de Valmy : ils étaient restés à Suippe, et se retirèrent quand la défaite du roi de Prusse eut trompé leurs espérances.