LA CHANSON DES ÉMIGRÉS BOURGEOIS
Qu'il est cruel d'adorer un bon m.iître Et de n'oser pour lui se déclarer !
Mais, quelque jour, j'ai lieu de l'espérer, A ma valeur il saura me connaître.
Je suis Français, ma naissance est commune^ Mais mon cœur est plus noble que mon sang : Pour le verser, je cours prendre mon rang... Ah î puisse-t-il finir son infortune !
Pour l'arracher de sa prison infâme, Sur notre amour nous fondons noire espoir. Pour notre chef, si l'on ne peut le voir. Sa présence est dans le fond de notre âme.