XE CAMP DE VERTUS
Buveurs de la Moscovie, Quand partirez-vous enfin?
Avez-vous encore envie D'avaler tout notre vin?
G'est^ je crois, l'unique affaire Qui vous retient parmi nous ; Mais^ soit dit sans vous déplaire, Nous le boirons bien sans vous.
Protégez toujours la France, Gomme vous l'avez promis ; Comptez sur notre constance A vous traiter en amis.
Nous ferons des vœux sincères Pour être en paix avec vous ; Vivons toujours en bons frères.
Mais buvons chacun chez nous.
Sans vous, nous serions encore Sous un régime oppresseur ; Mais la soif qui vous dévore Altère notre bonheur.
Conservez à ma patrie
Son roi longlemps désiré ; Mais laissez, je vous en prie, De quoi boire h sa santé (1).
(1) Eperuay. — Collcct. de M. Loui». — Dans la plaine qui entoure Vertn9, ies Alités tofAihrtM un camp considérable. Pour célébrer leurs victoires, les étrangers vidèrent de» milliers de bouteilles devin do Champagne : de là cette jolie et patriotique chanson. —Nous n'eu connaissons pas l'auteur. Tout porte à croire qu'on ne la doit pas aux hommes de lettres de la maison Clic-quot-Ponsardin et compagnie.