LA GARDE RÉMOISE
S'il faut célébrer la fête D'un roi que chacun chérit, Soudain le Rémois s'apprête, Il chante, il se divertit; S'il faut faire la promesse D'un éternel dévoûment, Remplir avec allégresse Un si facile serment.
On est là, on est là, La garde rémoise est là.
S'il faut, au sein delà ville, Protéger la sûreté; S'il faut contenir tranquille Un peuple au mal excité ; S'il faut, par sa contenance, Effrayer les factieux, Et réduire à l'impuissance Tous leurs projets odieux.
On est là, on est là, La garde rémoise est là.
S'il faut, par l'obéissance Honorer des magistrats Dont l'active surveillance Est la force des Etats ;
S'il faut au chef qu'on révère (1), Dont le zèle est si connu, Prouver confiance entière Et dévouement absolu, On est là, on est là, La garde rémoise est là.
S'il faut chanter ce modèle (2) De loyauté, de candeur.
Qui fut constamment fidèle A son roi comme à l'honneur; S'il faut jouir sans mélange D'un si précieux moment, Et faire avec lui l'échange De gaîté, de sentiment.
On est là, on est là, La garde rémoise est là (3).
(1) M. De Bezaanes.
(2) Duc de Doudeauville, inspecteur des gardes nationales. *
(3) Grassièrr. — CoIlectiQtjs de MM. l'abbé C]|!pF et
DOBOIS.