‹ Romancero de ChampagneChapitre 10 sur 131 · LE NOËL DE CALVIN ET DE TH. DE BÈZE · texte numérisé non relu

LE NOËL DE CALVIN ET DE TH. DE BÈZE

nuit, heureuse nuit, tant de fois désirée, Qui enflamme nos cœurs de nouvelle clarté, Pour chanter aujourd'huy la venue assurée Du Sauveur Jésus-Christ, notre félicité !

Nos chetifs devanciers cette heureuse ren-

[contre Àttendoient soucieux, d'un noir flambeau voilez, Lorsqu'en pleine minuit, Jésus-Christ fit sa

[montre, Semant parmi les cieux mille feux étoilez.

Et toy, maudit Satan, tu te vis bien derrière, Quand, pour nous décevoir, flambois si ardem-

[ment :

Tu vis, à la minuit, cette grande lumière, Qui sans bruit descendent pour notre sauve-

* [ment

Hélas ! s'il t'en souvient, amoureuse bergère, Quand l'ange nous disoit que né étoit l'Enfant, Gomme en un jour d'été, il ne s'en falloit guère Que l'argent de son front ne fût aussi luisant.

Si Calvin eût aimé, comme on nous fait

[entendre, Et Bèze ne se fut par les buissons caché, Venant avecque nous, ils eussent pu apprendre

Que l'honneur de l'Enfant ne doit être touché.

Cachez-vous à vos grez derrière vos épines :

Fassent de plus en plus leur ombrage donner, Vous avez beau prêcher, ô bergers, vos doctrines, Jamais de lui nos cœurs ne pourrez détourner.

Je voudrois être roy pour faire une ordonnance, Qu'en Bethléem chacun dût promptement cou-

[nr.

Sans plus tous les pasteurs verroient cette

[naissance; Si quelqu'un y failloit, je le ferois punir.

O Dieu ! ô doux Enfant ! nos péchez ordinaires Efface par ta douceur, comme à tes ennemis t Casse Bèze et Calvin, qui sont bergers contraires. Retardant notre bien, faute d'être endormis.

Je m'en vais pour entrer : que rien ne me

[retarde !

Je veux de mon manteau son visage toucher :

Mais, quand devers ce lieu doucement je re-

^ [garde,

Sans découvrir mon chef, je ne puis m'appro-

[cher.

Je vais dire au vieillard, que tu vois là der-

[rière, Qui éclaire PEnfaçt dans la crèche étendu :

— ÀUume-tu icy bas d'aussi grande lumière Que celle que le ciel à nos yeux a rendu?

Je ne craips. de Galvjm pi. de Bèze Panpéç Pour entrer au séjour où repose mon bien ; Mais je crains, ; quç t mon âme en puisse, être

Son repos xàïVk fois m; est*, ph$, cher que Je

[mien.

À genoux te prions, Sauveur de toutle monde, Que les radins bergers, qui n.^^p^yisit^, , S'ils ne viennent bientôt; soient submergez en

, ., .[L'onde,.

Ne séparant jamais de nous la venté (1) !

(t) Bible deb noëls anciens et nouveaux pour, réjouir les chrétiens ' catholique*; ~ Cbâîond-s Jr-Màrrie, ! etréi' ' Clstidfe Bouchard. — L'auteur suppose que Bèze et Calvin sont deux W^ers;chanipenpis; qui. w .veulent peint aU^ôdarer le Christ nouveau-né

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