LE CANTIQUE DE LA PAIX EN CHAMPAGNE
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Dieu ! fais que aostre France Puisse vivre désormais, Avec humble obéissante»
Sous l'heureux don dp ta- pjûx.
Fais que la guerre Plo* enserre Ne nous fasse d'ennuis j / Mais, à grwd : joye, ,
' Fais qu'on & voye,
Exalter jour et niqct I
Augmente en 9011s le couragp De t'honoçéi; e4 servir, . ./ .. • Et que puissions sans dommage Tes comraandemens suyvir ; Qu à voix humaine
La j^ix jeertaipe , -.. .
Puisse est^e maintenant ' .
Chantée êh 'France!
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La drogue est si souvtfàin* , t
Quelle a guéry Moftâtfir 4u Maine' ' De la morsure d'un <f*mmr' : ■•• Les royalistes disaient Mayenne ^évoré ^nar une maladiefénérienne gagnée en Mars I58d.*—Le couplet qui motive cette note peut le concerner ; alors H îaudraf t changer sa date. iir-sj » •'• .. i" ■ ••• . .
Pour l'excellence D'un don de toy si grand.
Fais que nostre roy puisse estre Amateur des saintes lois, Et que puisse, comme maistre, Régir son peuple françoys, Faisant justice, En temps propice.
Aux bons et vicieux, Et que sa vie, En fin ravie, Puisse voler aux cieux.
Et que tant qu'il sera homme, Puisse tousjours maintenir En amitié son royaume Et de guerre l'abstenir ; Que feux de joye Plustot on voye Par tous ces carrefours.
Que voir gens d'armes Marcher en armes Au son de leurs tambours.
Qu'on puisse voir en boutique Le pauvre artisan chanter Quelque victoire ou cantique, Pour son esprit contenter; Cessent pillages Par les villages, Et que le laboureur Hors de la guerre, Puisse en sa terre Louer Dieu de bon cœur.
Que les chemins puissent estre Abandonnez des raeschans , Pour en sécurité mettre Tous voyageurs et marchands ; Qu'en sa besoîgne Nul ne s'éloigne De prier Dieu tousjours, Qu'il nous maintienne Et entretienne En sa paix nuict et jour.
C'est celuy-là qui nous donne La pluye en temps et saison ; C'est luy aussy qui foisonne Les biens de nostre maison.:
Jamais ne laisse .
Ceux qui sans cesse Le servent loyaument; Obéyssance Et révérence Lui plaisent grandement.
Puis donc qu'il voit et commande De luy estre obéyssant, Qu'un chascun les bras luy tende Pour estre aussy jouyssant
De la concorde
Qui nous accorde En paix et union,
Qui met la France
Hors de souffrance Et de dissension.
Pour fin prendre, qu'il lui plaise Entendre nos tristes voix,
Et qw Bâ fiurepr s'appkise Envers nos pauvres Françoys, Et qu'ikH6u& àUine Volonté tome De l'aimer loyaamedt, Pour avoir place Devant sa faoe, : • i - 1 Là sus an firmament {!)!
(1) Troyes. — Daruau. — Ces couplets, publiés sons le titre de Chanson sur la resjoui$$auce d$$ article de la paix et union du tvg tt déi prin&u ca(ktSHques y tarent souvent réimprimés à Paris et à tjafr, Uèmtf âptè» «90. — Ils furent composés parfont te uierre 4m JipklQipri,' au moment où Henri m,*a r^mt k ,$enri, «tye d^Quiie, chef de la Ligue, contre Henri ae Bourbon, roi de Navarre et chef des calvinistes. — La guerre n'en continu* pas moins.
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