‹ Romancero de ChampagneChapitre 40 sur 131 · ET LOYS DE LORRAINE · texte numérisé non relu

ET LOYS DE LORRAINE

CARDINAL -ARCHEVÊQUE DE REIMS

Un tyran, pour escrire aux ans futurs sa rage, Sans respect d'amitié, d'alliance ou de rang,/' À prins des deux Lorrains les deux corps pôuV

l sa page, Le glaive pour sa plume, et pour ancre le sapg.

Puis, abhorrant luy mesme un acte tant in-

[ famé, Art ces corps pour en perdre au feu le souvenir; Mais, plus le feu eslève encontre d'eux sa

[ flamme , Plus il monstre le crime, afin de le punir. ■

Contre luy ja lié dans les mains d' Adastrie; i Qui l'expose au milieu du céleste barreau, ' Sont les deux pour tesmoing, les homme#pour

: [partie, L'Eternel pour grand juge, et l'enfer pour

[ bourreau.

France, ne pleure plus ces deux, dont la

[ mémoire Te faict par leur trespas en larmes consommer : Les brusler dans un feu pour estaindre leur

--;, m.i r.' [gloire,

Ce n'est pas bien l'estaindre, ains plus tost

- ? [l'alumer.

Ne les plains de les voir sans mausolée fu- *-' î [nèbre :

C'est un trap froid honneur gue rtyonneur des

[tombeaux.

Eux, qui t'ont éclairé au milieu des ténèbres, Ne dévoient pour sépulchre avoir que des flam-

[ beaux.

. fa jpW4Mo& lanuiot seulement on pautlire , Mai^ t#l ^épulchre doit jonr'^'attic^^r^J^»:

C'^ft pourquoi leoiel f^t le«r ^pitop^e jeWire, Nofl point en lettre d'ancre, ains en lettre de feu.

Le feu est le premier des élémens du monde ; H» fttf*i«t de* Fra^wis Wp prwJw* éléwwns:

kmi de feu, non d'air, ne de terre, ny d'onde Jimmi ostoe basti* lews; pompeux w<wn-

Et pm J'wi» a* dur* *t la !»*&.«# maligne

D'advancer le trespas de deux sy chers héros, Rwdwaut laul acier jettaato maininàtgaa .; De taiflerdani^ marbre fjnaépi^ta»4|iedm#l.

Qtytn heureux germains! qui, devenus deux

iftriref,

Ftanboyer dans le ciel, entre les saints esleuz,

Soyez nous, s'il vous plaist, en nos cruels dé- [ sastres, Ce que»»» tm «cybers et Csjrtor ntfe^in.

Un bien en vbstre : mort -oonsole Tios misères:

C > Htii r ttB;;fdnM'Qte wengar, Aascnu-rais'oila^

[vant:

Ainsi le fort Sanson eust de ses adversaires

Beaucoup plus de victoire en mourant qu'en

[ vivant.

N'eslevez point de tombeaux magnifiques A cm toax'oerprcn etaijMs oonsamauz j H&nepeatent eatre mienx inhumes i i AJaa«lini'iie;cfBurde (Ottstea o*thoiiqtteî{l).

fi) Cm vers énergiqui», imprimés sans dite et «an» nara d'auteur, à Paru, chez Didier Millot, rappellent qu'Henri ni,

EPITAPHE DE LOYS DE LORRAINE , ET DE fffiNAY DE LORRAINE, DUC DE «HJI8B,

SOU FRÈRK.

Le zèle, le renom etla mort Nuooeate* .

Les regrets du public, les prières, les vœux, >. Sont ûdelles tasmoingfl que cesteama eioeUeDte Des deux princes lorrains habite dans les [ cieox (1).

(1) Ce quatrain se trouve h la iaint* Ugtu dei catholique*.— Pari date ni nom d'auteur.— Après la m la Tille de Reims devint l'esclave di du clergé se disputèrent le siège d geois ambitieux, les hommes à haine pour Henri 111 et le Béarnaii Gaina et à l'Espagne, c'est-à-dire aux doublons de l'Espagne-

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