‹ Romancero de ChampagneChapitre 63 sur 131 · SÎ · texte numérisé non relu

SÎ

Leul aux berliques Sont les messagers De la sainte Ligue :

Ils ont pied de nique Dessous leurs bonnets.

Nicolas Médart, Garde bien la hart Pour pendre Chauvet, Car tous les larrons Et les meurtriers Seront au gibet.

Corneille et Bossu, Un Valet cocu, Un galeux Roland, Un ligueur Centé, Avec un Miche, Sont trois passavant ,

Monsieur de Courville Toujours trotte en ville :

Ce n'est qu'un bruyant Avec un Courhié, Et Colas Quené, Qui est leur parent.

Le jeune Clicquot Et Pierre Lepisre, Qui est son cousin, Se sont bien lassez, . , Et Pierre Pussot, D'être si mutins.

Saint Jean de Latran Est un claque dent.

Rolin Poncelet, Le sel ope, Lebleux Sont de francs teigneux Et tard avisez.

Un peigneur Ferrier, Son compère Mimin Avec Pierre He&ry, Enragent de rire De ces Espagnols Qui s'en sont allez.

Et un Jean le Flan, Soldat maintenant, S'est tout éçorché, Craignant la recherche Du fils Dorigny.(l), Qui a été tué.

Benoit Alizon,

Son fils, sQqmignofl,,: « T . .

Ligueur insensé, ! . » *.

A dit à l'oreille

Au prince d'Asôolis " : .

, ; , ' -Ivi r :'.

(i) Dorigny, royaliste rémois, avec quelques bons Français de la banlieue, avaifc |fe}t juae {eptative *ur Reims : il fut fait prisonnier. Jean I^eflâq, son eqneuv, ( e£cita la populace contre lui. On lé traîna dans les rues de Reims. Il mourut à la suite de ces violences. — La ville avait été livrée à Saint-Paul par Ph. Simonnet et Pillois. —Voici maintenant le nom des royalistes bannis et incarcérés : Coquebert, E. de la Salle, Fremyn, F. Brulard, Thomas et Nicolas Bourguet, J. Mitouard, N. Frizon, H. Bachelier, N. Clicquot, P. Goujon, 0. Rolland, E. Levesque, E. Lespagnol, J. Rogier, N. Sou in, J. Lebel, F. Roussel, H. Maillefert, R. Barrois.

Qu'on le vouloit tuer.

Un Pierre Mouset , Avec son foret , Le sellier Chevalier , Ces séditieux, En portant la Ligne , Cherchent à dîner.

Le jeune Crevé, Avec Jean Lfegros, Et le vieux Drevé S'est vanté en place Que, par soft audace, Le roy seroit tué.

Le sergdM Brisot Va, courant le broc, Empescher la paix :

Pour Julien Estienne, Que bien luy souvienne De rue de Contray.

Un sieur Carlome (Bara il se nomme), Sa torche allumée, Pour faire sacrifice A la sainte Ligue, Sa femme il veut tuer.

— «so-

le COUPLET DE LA REDDITION DE LAON.

Le roy Numa, par sa sapience, Composa l'an de douze mois :

Ibis nestre roy, par sa vaillance, L'a su réduire à moins de trois, (1).

<1) Le sel de ce couplet glt dans un jeu de moto. Apres •quelques semaines dé négociations, Henri IV entra à Laon le S Août. C'est là qu'il apprit que les loyalistes d'Amiens avaient enfin chassé Mayenne, les Espagnols et lés factieux, •qui les avaient trop longtemps dominés.

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