LA REMINISCENCE
Dans les tems écoulés^ dans le printems des âges. Sous ces soleils éteints et ces mondes détruits, Aurions-nouSy Anaïs, échangé quelques gages?
Quelque lien secret nous aurait-il unis?
Des jours qui ne sont plus^ si j'ai la souvenance^ Quand les hommes encor reposaient dans les cieux, Nous n'avions tous les deux qu'une seule existence^ Oui , nous n'avions qu'un coeiu* ; ce cœur était heureux.
Et la vie à nos yeux déployant ses mystères,
Radieux, nous marchions vers l'immortalité:
De son trône éclatant les célestes lumières,
A nos regards surpris montraient la vérité. %
Le présent, l'avenir, tout n'était que déliceà; Notre ame sans entrave «embrassait l'univers.