L'INCENDIAIRE
Bientôt contre sa rage ils seront sans défense ; En un cristal glace le froid a change Teau.
Mais l'alarme est donnée : entends ces cris; l'on sonne; Sous le bras couvulsif le tocsin retentit ; La flamme qui s'élève en immense colonne, En un jour de terreur a transforme la nuit.
Qu'attendons-nous? partons. De la forêt voisine Nous pourrons sans danger contempler leur malheur. Caches sous le taillis, Techo de la colline Portera jusqu'à nous leurs accens de douleur.
Mes vœux sont exauces, j'ai comblé leur misète : Au retour du soleil ils en verront l'horreur. Il ne me reste plus qu'un seul souhait à fayre, C'est qu'ils sachent, Méros, que j'en étais l'auteur.
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Colas, voici la nuit ; que dira notre mère, En ne nous voyant pas revenir au hameau?
Comme eUe va gronder! et ma sœur Isabeau, Hélas! ne pourra pas apaiser sa colère.
Allons, allons, c'est trop dormir.
Colas, Colas, il faut partir.
Hier quand tous les deux nous quittions la montagne, Quand le givre du soir blanchissait nos cheveux , Je te vis tout à coup , Colas, fermer les yeux ; Tu disais : « Je m'endors, restons dans la campagne. »
Allons, allons, c'est trop dormir,
Colas, Colas, il faut partir.