L'IMPRÉCATION
Que ses affi*eux serpens entourent le perfide^ Qu'ils s'attachent à lui, qu'ils lui rongent le cœur !
Que le vautour sanglant descende du Caucase, Qu'il s'unisse à ses flancs, qu'il découvre se^ os ! Que le feu des enfers l'environne et l'embrase, Et le deVore encore au delà des tombeaux !
Que tout ce qu'il chérit dans les tourmens périsse ! Que sa mère et sa sœur expirent sous ses yeux î Et toi, toi son amante, est-il quelque supplice Dont la douleur égale et ma haine et mes vœux?
<}ui,.. qu'il te semble ingrat, infidèle, parjure! Qu'une noire fureur puisse aussi t'assieger!
Que tu souflires enfin tous les maux que j'endure, Et souffires sans espoir de pouvoir te venger !
^t P^tgnatlr.
Venez, venez, Orcan, il va bientôt paraître ; Voici le fer, frappez, vous me l'avez promis ; Apportez à mes pieds la tête de ce traître ; Frappez, je vous aime à ce prix. *
Oui, je vous aimerai. Si vous me trouvez belle, Le présent, l'avenir, ce cœur, tout est à vousj J'en atteste les dieux , je vous serai fidèle ; Orcan, vous serez mon époux.
Ne craignez rien d,e moi, bannissez vos alarmes. L'aspect du sang humain, Orcan, me fait frémir ^