MEA. 27 H
L'aigle épargnait Talouette captive.
L'alcyon» venait sur la rive , - Et le hibou ne craignait plus le jour.
Grand Dieu! quelle est donc ta puissance?
Mon luth grossier, animé par tes feux ,
A f dans sa rustique éloquence ,
Produit des sons mélodieux.
Je chanterai , puisque l'amour m'inspire ,
Je célébrerai ses bienfaits ; Et quand le tems aura brisé ma lyre ,
L'amant redira mes couplets.
Wièfiif^m.
De ton prestige ^ espoir^ aimable songe 9 Charme mes sens^ viens el>louir mes jeux !
Enivre moi ! Si tu n'es qu'un mensonge^ Quelques instans tu me rendras heureux> Objet chéri pour qui mon cœur soupire , Ne m'ôtez pas le penser du bonheur !
Si je m'abuse , ah ! plaignez mpo délire !
Mais laissez-moi , laissez^moi mon erreur !
Je vous voyais , et dans la douce extase Oii me jetait votre aspect enchanteur, Il me semblait que le feu qui m'embrase , Ce feu charmant animait votre cœur ;
11 me semblait que vous alliez me dire :
« Espère ; ami, c'est a^sez de rigueur. • Si je til'âbuie , ah ! piaf gtiet fnoti délire ! Mais laissezr-moi p laissez^moi mon erreur !
Votre regard me semblait moins sévère ,
Sur ma douleur souvent il s'arrêtait ;
Et quelquefois , invoquant le mystère ,
Sur votre bouche un fioupir expirait.
Dans tout votre être | enfin y je croyais lire
Ces mots si doitx : « Je cède à mon vainqueur. »
Si je m'abuse, ah ! plaignez mon d^re î
Mais laissezr-moi, laissezHnoi mon erreur!
liE fi^tlmtcolu.
Bosquet, paisible ombrage y T^oin de mes soupirs , Muinaure du feuillage Qu'agitent les zéphyrs ; Vallon y douce retraite , Antre tranquille et frais , Sompirs de la fauvette Amante 'des fc^éts !
Qui pourra | si vos charmes' Ne consolent mon cœur.
Dissiper mes alarmes Et calmer ma douleur?