‹ Romances, ballades et légendesChapitre 37 sur 53 · MEA. Î · texte numérisé non relu

MEA. Î

Accens de l'alouette Qui célèbre le jour, Accords de la musette , Signal heureux d'amour, Chanson de la bergère , Bêlement des agneaux , Baisers, tendre mystère Que disent les échos !

Qui peut dans la nature Adoucir ma douleur, Si votre doux murmure Ne calme pas*mon cœur?

Verdoyante prairie.

Délicieux coteau , Campagne si chérie n

Du pâtre et du troupeau ,

Rose qui de l'aurore A ravi les couleurs ^ Et qui y plus fraîche encore ^ Te pares de ses pleurs , Qui pourra, si vos charmes Ne consolent mon cœur, Dissiper mes alarmes Et calmer ma douleur?

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Au rendez-vous j'ai devance' l'aurore :

Sakit au lieu désigne par l'amour !

Quand on va voir celle que Ton adore y

Qu'ils semyent doux les premiers feux du j<iur !

Que la nature a de grâce et de charmes !

Qu'avec plakir on regarde les cteux !

Que l'air est pur! et quelles douces larmes ^

Larmes d'amour viennent huigner nos yeux !

Dieu du sommeil, à ma voix suppliante, D'heureux amans protégeant les complots , Si quelqueibis, d'une main complaisante^

Sur les jaloux tu semas tes pavots ,.

Ah ! sois eucor sensible à ma prière , Et des argus engourdis tous les sens.

Que mon amie y à mon dieu tutelaire , Seule y ici-bas y s'éveille à mes accens.

Déjà ma voix^ moins sonore et plus tendre ^ D'un cœur brûlant fait connaître l'émoi !

Que tout se taise^ et que je puisse entendre Le premier pas qu'elle fera vers moi !

Zéphyrs légers , retenez votre haleine ^ N'agitez plus le û^gile roseau ; Toi dont les eaux fertilisent la plaine y Coule sans bruit , ô limpide ruisseau !

Sans bourdonner y industrieuse abeille ^ Bois la rosée et dépouille les fleurs ;

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