MEA. Î
Accens de l'alouette Qui célèbre le jour, Accords de la musette , Signal heureux d'amour, Chanson de la bergère , Bêlement des agneaux , Baisers, tendre mystère Que disent les échos !
Qui peut dans la nature Adoucir ma douleur, Si votre doux murmure Ne calme pas*mon cœur?
Verdoyante prairie.
Délicieux coteau , Campagne si chérie n
Du pâtre et du troupeau ,
Rose qui de l'aurore A ravi les couleurs ^ Et qui y plus fraîche encore ^ Te pares de ses pleurs , Qui pourra, si vos charmes Ne consolent mon cœur, Dissiper mes alarmes Et calmer ma douleur?
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Au rendez-vous j'ai devance' l'aurore :
Sakit au lieu désigne par l'amour !
Quand on va voir celle que Ton adore y
Qu'ils semyent doux les premiers feux du j<iur !
Que la nature a de grâce et de charmes !
Qu'avec plakir on regarde les cteux !
Que l'air est pur! et quelles douces larmes ^
Larmes d'amour viennent huigner nos yeux !
Dieu du sommeil, à ma voix suppliante, D'heureux amans protégeant les complots , Si quelqueibis, d'une main complaisante^
Sur les jaloux tu semas tes pavots ,.
Ah ! sois eucor sensible à ma prière , Et des argus engourdis tous les sens.
Que mon amie y à mon dieu tutelaire , Seule y ici-bas y s'éveille à mes accens.
Déjà ma voix^ moins sonore et plus tendre ^ D'un cœur brûlant fait connaître l'émoi !
Que tout se taise^ et que je puisse entendre Le premier pas qu'elle fera vers moi !
Zéphyrs légers , retenez votre haleine ^ N'agitez plus le û^gile roseau ; Toi dont les eaux fertilisent la plaine y Coule sans bruit , ô limpide ruisseau !
Sans bourdonner y industrieuse abeille ^ Bois la rosée et dépouille les fleurs ;