‹ Romances, ballades et légendesChapitre 5 sur 53 · MINUIT · texte numérisé non relu

MINUIT

Ou n'est-ce qu'un prestige, un jeu de la nature. Une ombre qui trompe mes yeux?

Mais je la vois marcher ; en sa main est un glaive,

Et devant elle un enfant nouveau-ne'.

Elle agite ce fer : à Dieu î sa main se lève ! Elle a frappé l'infortuné.

Dans le sein palpitant de la faible victime, • EUe a cherché quelque horrible lueur.

L'horizon est sanglant ; n'en doutons pas, ce crime Présage un plus affreux malheur.

Quelque puissant monarque en ce moment succombe.

Quelque mortel révéré des humains.

L'enfer hurle de joie en découvrant sa tombe;

Ce jour accomplit ses desseins.

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