MAS
Ne craîiis pas, Mâoe, l'approche de Torage, Liag est près de toi ; les esprits malfaisans Vainement sur ton front déchaîneront leur rage : Tii peux braver ici leurs efforts impuissans.
Il n'est pas de përils pour le hls de la tei^re ; Le tomauach est prét^ et l'arc est dans sa main. Dans la savanne en feu, sous L'ombre funéraire, Son cœur est calme eneor, et son oeil est serein.
Vainement l'étranger, pouasé sur nos rivages , Brisant le calumet, a demande' de l'or ; Vainement la colline a dit ses cris sauvagçs ,
Je suis encor assis sur la peau du castor.
174 LIAG.
Qu'avais-je à redouter de sîi main dévorante? Au bruit de mon haleine il entrevit la mort.
Sitôt que je parus , éperdu d'epouV^ante , Abandonnant la plaine, il s'en^it vers le bord.
Quand le bison sanglant descend de la montagne , Quand le roc ébranlé s'écroule sous ses pas , Quand l'oeil de la panthère éclaire la campagne , Quand tout pâlit et fuit, seul, je ne tremble pas.
Et tu veux que Liag le cède à la tempête î Qu'au cri de l'ouragan il gagne le foyer î Laisse gronder la foudre , et relève ta tête : Va , le Ciel ne peut rien sur le cœur du guerrier.
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La voix du Tout-Puissant fait retentir Tabîme j Les astres ont pâli^ les cieux sont ébranles ; L'Etemel en courroux demande une victime :
Les crimes des humains lui sont donc révélés l
Ah\ quel sang assez pur, quel noble sacrifice ^ Quel encens , quel parfum , quel trésor précieux Peut calmer le Seigneur, peut le rendre propice? Que peut donner la terre au souverain des cieux?
Chez les fils de David, un enfant vient de naître. Un enfant! que peut-il contre le roi des rois?