L'HOLOCAUSTE
11 n'a vécu qu'un jour, il n'a fait que paraître , Et la terre et les cieux ont entendu sa voix.
O Dieu î Dieu glorieux! c'est ton fils, c'est toi-même Qui descends parmi nous ; c'est toi dont la bonté , De nos fronts crimineb détournant l'anathème , Rends les fils du néant à l'immortalité'.
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En vain ce Dieu jaloux , annë de son tonnerre , D'un océan de feux environne mes pas j Je ne puis pas mourir^ je brave sa colère ; Satan triomphe encoi:, car il ne se plaint pas.
Ces feux sont impuissans j et contre la victime Que tous les elemens unissent leurs efforts î C'est en vain que le ciel fit cet immense abîme ; Plus vaste y mon regard en aperçoit les bords.
Tombe' , mon bras encor peut eljranler les mondes j Quand ma tête se lève , elle touche les cieux ;